DECES DE FALAYE BALDE Une icône de la lutte est partie

Falaye Baldé ancienne icône des arènes des années 60
Falaye Baldé ancienne icône des arènes des années 60
Falaye Baldé ancienne icône des arènes des années 60

Le monde de la lutte est endeuillé depuis hier avec le décès de Falaye Baldé. L’ancienne icône des arènes des années 60 et père de Ama Baldé s’est éteint dans la nuit du mardi à mercredi à l’âge de  81 ans à Dakar. Il a été inhumé le même jour à Pikine. Après la disparition, il y a quelques semaines de Pape Kane, la lutte a perdu une de ses plus grands champions en la personne de Falaye Baldé.

L’ancien  champion des années 60 est décédé dans la nuit mercredi 23 octobre,  à l’hôpital principal. Père de l’actuel lutteur Ama Baldé, Jules Baldé, son nom était resté comme celui  des grands champions de l’histoire de la lutte au même titre qu’Abdourahmane Ndiaye Falang, Médoune Khoulé, Robert Diouf, Bosco Sow, Ousmane Diop, Landing Diamé, Cheikh Mbaba, Manga 1 et tant d’autres icônes ayant marqué de leurs marques l’histoire de la lutte sénégalaise.

Originaire de la Guinée-Bissau, Falaye Baldé a fait ses premiers pas dans la lutte avec frappe lors qu’il arrive à Dakar à la fin des années 50. Sous la férule de Fodé Doussouba, un autre grand champion, venu du Sud du Sénégal qui a également régné dans la lutte, il va marquer son empreinte dans l’arène et devenir, au fil des années, l’un des lutteurs les plus redoutés de sa génération.

Durant les premières années qui ont suivi les indépendances, il s’est imposé en maitre en faisant face aux grands lutteurs de l’époque comme Doudou Baka Sarr,  Landing Diamé, Mbaye Dia Diop, Mame Gorgui Ndiaye et autre Boy Nar Fall.
Au crépuscule de sa carrière, il a réussi à encadrer Double Less. Il devient un de ses mentors et lui traça le chemin de la gloire comme l’avait fait Fodé Doussouba.

A la fin de sa carrière, au beau milieu des années 70, l’homme au bakk  «guinté», s’était ensuite consacré à accompagner les nouvelles générations de lutteurs Pikinois.

Parmi eux figure son fils Jules Baldé et ensuite Ama Baldé. Ce lutteur que l’on surnomme le «sellu» (le veau) d’aucuns donnent comme le véritable successeur de son père de lutte. Ce, de part sa fougue et sa rapidité. Malgré le poids de l’âge,  la passion de la lutte a été toujours présente chez Falaye Baldé au vu de ses  fréquentes apparitions lors des combats de lutte. Il finira par prendre un peu de recul et se contenter à prodiguer des prières et des recommandations aux pensionnaires de l’écurie qui porte nom.

En matière de distinctions, Il a  été désigné en 2010 dans le trio des lutteurs qui ont marquée le cinquantenaire de la République du Sénégal  derrière Yékini et Manga 2.

Le Groupe  Sud communication présente à sa famille éplorée et aux sportifs, ses condoléances. Que la terre de Pikine lui soit légère.

Omar DIAW Sudonline

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