DECES DE L’ANCIEN COACH DES LIONS Les acteurs de 2002 «béatifient» Metsu

DECES DE L’ANCIEN COACH DES LIONS
DECES DE L’ANCIEN COACH DES LIONS
DECES DE L’ANCIEN COACH DES LIONS

S’il y a un sélectionneur de football qui a marqué le Sénégal des indépendances à nos jours, c’est bien Bruno Metsu. Acteurs et observateurs de l’épopée de 2002 sont unanimes : Metsu n’avait rien à voir avec ces «Sorciers Blancs» venus faire fortune en Afrique. En témoigne, les nombreuses personnes venues accueillir sa dépouille hier, à l’aéroport Léopold Sédar Senghor.

Pluie d’hommages sur Bruno Metsu. C’est ce à quoi on a assisté sur le plateau de la Télévision Futurs Médias (TFM) qui avait organisé hier, dimanche 20 octobre 2013, un plateau spécial pour rendre hommage à l’ancien coach du Sénégal qui a mené les «Lions» à la finale de la Can 2002 et en quart de finale du Mondial de la même année.

Du ministre des Sports, Mbagnick Ndiaye, alors DAGE de la campagne au Mali, à Abdoulaye Sarr, son adjoint, en passant par ses anciens joueurs, Moussa Ndiaye, Alassane Ndour, Amara Traoré, sans occulter Cheikh Sidy Bâ, Mamadou Diallo, Saër Seck, Amadou Ndiaye «Zam»,  tous ont reconnu les qualités et les vertus de Bruno Metsu.

Véritable meneur d’hommes, gagneur dans l’âme, doté d’une capacité managériale hors pair, Abdou Karim Metsu (son nom musulman, après sa conversion à l’Islam), a marqué d’une empreinte indélébile le football sénégalais.

«Il avait de la vision. Il sentait les choses», confie Amara Traoré qui n’a pas manqué de rappeler la fameuse réunion au Plan-de-Cuques où selon lui, tout est parti.

«J’avais posé des conditions pour rejoindre l’équipe. Il fallait établir certaines règles. On ne voulait plus d’une sélection aux allures d’un Club Med. Il m’a confié un rôle dans l’équipe. Il était à la fois exigeant et pointu sur le terrain. En dehors, il vaquait à ses occupations. C’était Ablaye (Sarr) et moi qui s’en occupions».

Et d’ajouter : «Bruno était incompris. Il a été le premier coach a initié les quartiers libres. Parce que selon lui, trop de concentration tue la concentration. En plein regroupement, il offrait des quartiers libres. On revenait vendredi pour jouer samedi».

Abdoulaye Sarr embouche la même trompette. «Bruno Metsu était un homme bien, reconnaissant. Il était humble. Il avait le sens du partage. J’ai été loyal envers lui. Il donnait l’impression d’aider plus le pays que nous. Un coach doit être visionnaire. Il l’était. Il disait qu’il apprenait beaucoup de nous. Il a toujours le courage de dire ce qu’il pense. Il l’attend aussi de ses collaborateurs».

Quant à Saer Seck, il a soutenu qu’il n’est pas vain de dire qu’on vient de perdre un «très grand homme, pas seulement un coach». «Il a laissé beaucoup d’enseignements dont on devrait s’inspirer. Sa volonté de redevenir coach du Sénégal, montre que Bruno (Metsu) aimait la personne sénégalaise. Je retiens son ouverture», indique-t-il.
«Après un match amical contre l’Equateur (préparatifs du Mondial 2002, Ndlr), il m’appelle et il me dit: je tiens, enfin mon équipe contre la France».

Moussa Ndiaye, Alassane Ndour et Amara Traoré vont d’ailleurs confirmer que «c’était le meilleur match du Sénégal».

Abdoulaye THIAM Sudonline

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*