DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE REACTIONS…..REACTIONS….REACTIONS

AIDA MBODJ DPGMODOU DIAGNE FADA

«C’est du réchauffé et du déjà entendu»

«C’est du réchauffé. C’est du déjà entendu. C’est comme si elle était membre de l’ancien gouvernement qui a été destitué à l’issue des élections du 25 mars. Dans tous les secteurs, les programmes qu’elle a avancés étaient des programmes qui étaient là et qui étaient entrain d’être exécutés. Je suis vraiment très déçu par la prestation de Mme le Premier Ministre. Je crois que nous tous, nous sommes restés sur notre faim. Cela ressemble à un catalogue de vœux pieux, de bonnes intentions. A un moment donné j’ai cru entendre l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye ou l’ancien Premier ministre Macky Sall, tellement les programmes étaient des programmes où nous tous nous avons travaillé en son temps. Je crois que ce n’est pas pour ça que les Sénégalais ont porté au pouvoir le Président Macky Sall. Les Sénégalais attendaient une baisse des prix des denrées de première nécessité, une baisse des prix des produits de forte consommation, l’essence, le gasoil entre autre, une baisse des prix de l’électricité, de l’eau.

Mais aussi une prise en charge ardue de l’emploi des jeunes, des inondations, des questions relatives à l’agriculture. A des questions précises nous n’avons pas eu de réponses précises. A quand la fin des délestages, à quand la baisse des prix des produits de première nécessité ? Nous avons noté des contradictions entre l’ancien Premier ministre et le nouveau Premier ministre sur le déficit budgétaire, sur le taux de croissance, mais aussi sur le service de la dette. Les questions sociales semblent être son domaine favori, elle nous parle de bourses sociales. Cette bourse sociale est pour entretenir la misère, c’est pour imposer l’assistanat perpétuel aux familles sénégalaises, c’est pour stigmatiser la misère. Cela montre qu’ils manquent d’ambition car ils devaient plutôt investir sur l’individu, permettre à l’individu de mener des activités génératrices de revenus au lieu de distribuer 25000 Cfa sur la base de critères douteux.»

ME EL HADJI DIOUF

«Il n’y pas de démocratie à l’Assemblée»

« Il n’y a pas de démocratie à l’Assemblée, c’est arbitraire, c’est injuste. Des députés qui ne peuvent s’exprimer que pendant une minute, vaut mieux qu’on ne leur donne pas la parole. J’attends de voir, je vais juger ces déclarations sur des actes. Si je vois que le prix de l’électricité diminue, je vais applaudir. Si  je vois que les coûts du loyer ont sensiblement baissé , je vais applaudir. Mais s’il n’y a rien, ce sera  encore des déceptions. Je pense qu’il faut beaucoup de volontés politiques, suffisamment de moyens, de la rigueur, des ambitions. Tout le monde a un projet, mais il faut se donner les moyens de le réaliser. Je n’ai pas vu de changement  dans le discours. Il n’y avait que des vœux, des souhaits, des projets, des propositions comme d’habitude.»

BARTHELEMY DIAZ

«Ce qui reste, c’est de  lui souhaiter bonne chance»

“C’est une déclaration de politique générale exhaustive. Elle a pris en compte toutes les politiques sectorielles. Je pense qu’elle a profité de l’occasion pour nous indiquer où elle compte trouver des ressources. Je pense que ce qui reste, c’est de lui souhaiter bonne chance et que les uns et les autres acceptent qu’au delà de nos intérêts politiques, c’est le Sénégal qui nous intéresse. Nous avons comme mission de représenter le peuple, mais aussi de contrôler et d’évaluer l’action du gouvernement et de légiférer au nom du peuple”.

MOUSTAPHA CISSE LO

«Responsabilité»

“Nous avons entendu quelque chose qui nous rassure. Nous adhérons à ce qu’elle a dit. Nous savons que le Premier ministre croit en elle, et elle savait ce que les populations attendaient d’elle. Elle sait par où passer pour régler les problèmes. J’ai parlé avec ceux du Pds pour leur dire que ce qu’on a hérité de vous n’est pas bien, car si on dit que l’électricité du Sénégal est le plus chère au monde c’est à cause du Pds. Abdoulaye Wade nous avait promis que s’il n’était pas réélu, nous allons rester des mois sans salaires. Il a injecté des milliards dans des secteurs sans aucun succès. Je pense que si nous déroulons le programme qui concerne l’agriculture, nous allons réduire le gap de la pauvreté. Mais pour les infrastructures nous allons régler le problème d’interconnexion au niveau national et au niveau régional. Le Premier ministre nous a décliné objectivement ce qu’on peut faire en toute responsabilité, mais aussi ne pas faire penser aux Sénégalais que tout va se réaliser immédiatement. Je pense que c’était très important.

DJIBO KA

«Elle est très claire cette dame là»

Elle était très concrète, chiffré, très précis. Elle était très concise par rapport à Abdoul Mbaye. Elle a fait deux heures de discours, elle a répondu les questions au cas par cas, de façon résumée. Elle a dit beaucoup de choses, avec des financements acquis, mais nous attendons de voire. On va la juger par rapport aux actions. Elle va faire quoi pour la maladie universelle, pour la gratuité des soins aux enfants de moins de 5 ans, faire quoi des semences. Elle est très claire cette dame là. Elle n’a même pas dit un mot sur les dossiers judicaires en cour. Je ne suis pas déçu car nous avons besoin de calme maintenant au Sénégal. Je suis d’accord sur cela. C’est pour apaiser le climat au Sénégal. Il faut qu’on travail maintenant, et arrêter de jouer”.

MANSOUR SY JAMIL

«Le premier ministre a un préjugé favorable»

” En toute honnêteté, le discours de politique général a plus ou moins synthétisé l’ensemble des questions qui interpellent les Sénégalais et il n’est pas sûr que les réponses données soient les bonnes mais les questions sont posées. Je dois dire que le Premier ministre a un préjugé favorable en ce qui me concerne à cause de son parcours. Un parcours de gauche et son expérience international. Ceci c’est reflété dans la déclaration de politique générale. Mais une déclaration de politique est caractérisée par sa généralité, comme l’ensemble des visions. Mais le problème qui se pose exactement, est de savoir si les capacités existent pour  non seulement le suivi mais la mise en œuvre. La question qui se pose est de savoir comment relever ce taux de croissance à 4% comme le veut le gouvernement”.

AIDA MBODJ

«La mayonnaise n’a pas pris»

“Comme j’ai l’habitude de dire, la mayonnaise n’a pas pris. C’est un gouvernement de partage du gâteau, rien ne marche. Ce qui se passe aujourd’hui, ils nous ont promis énormément de choses, de réformes. Mais j’ai préféré me cantonner sur le secteur qu’elle avait géré en tant que garde des Sceaux, ministre de la Justice. Son passage au ministère de la justice était catastrophique. Elle avait promis des réformes du code pénal, nous n’avons rien vu. On attend encore l’amélioration des conditions de vie des détenus dans nos prisons. On attend les réformes contre la détention préventive longue. Ils ont promis beaucoup de choses. Moi je n’y crois pas, j’attends des actes concrets. Un gouvernement ne théorise pas, il répond par des actes. Tout ce qu’elle a annoncé comme mesure ne se ressent pas au niveau du panier de la ménagère. Nous lui demandons de savoir raison garder, nous n’avons plus besoin de déclarations d’intention qui ne mènent à rien. Le programme de leur gouvernement est inspiré par le Yoonu Yokkuté qui a permis au président d’avoir 26%, il y a aussi l’engagement qu’ils ont pris lors des conclusions des assises nationales, il y a des ministères gérés par des alliés, anciens candidat qui ont eu à soutenir le président lors du deuxième tour. Donc c’est ce mélange là que j’appelle la mayonnaise n’a pas pris”.

Jean Michel DIATTA Sudonline

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