DEMOLITION DE 20 IMMEUBLES AUX MARISTES Le oui… mais des habitants

Lors du conseil des ministres du jeudi 18 juin, Les autorités sénégalaises ont  annoncé la démolition d’immeubles menaçant ruine à Hann Maristes. Les habitants de ces immeubles incriminés se réjouissent de la mesure. Toutefois fois ils espèrent qu’ils seront relogés par les autorités étatiques.
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Fin de matinée au niveau des immeubles des HLM Hann Maristes. C’est le calme plat, caractéristique des quartiers résidentiels de la capitale. Seul le grondement de moteurs de quelques voitures et le brouhaha des bambins assis devant l’immeuble «N» perturbent la quiétude des lieux. Des gardiens drapés de tee-shirt bleus sur lesquels on peut lire «Sécurité»,  veillent sur les immeubles  «S», «K» et «T» déjà vidés de leurs occupants. Interrogés sur la mesure de démolition annoncé, Baldé, le chef de poste refuge de se prononcer. «Il me faut une autorisation de la SN HLM pour vous parler, aller de l’autre côté, il n’y personne ici», dit-il sur un ton sec.

La ballade dans la cité nous mène au bâtiment N, qui, vu à quelques mètres de loin présente des signes de vétusté. Le mur lézardé, la peinture jaune, du fait de l’humidité certainement causé par un problème de plomberie s’enlève par grappe. La vieillesse du bâtiment devient plus perceptible en fur et à mesure qu’on arpente les escaliers. Les plafonds sont courbés comme s’ils étaient sur le point de céder.

L’immeuble «N» est à l’image des 19 autres bâtiments construits eulement dans les années  1990. Les bâtiments sont presque en ruine. La démolition annoncée de 20 d’entre eux en conseil des ministres, n’est que salutaire, selon les occupants, qui malgré les risques qu’ils encourent continuent d’y élire domicile. Toutefois ils émettent des réserves.
A. Sall trouvé en plein discussion dans le hall du bâtiment «J» est de ceux-là. «On n‘a entendu parler de la démolition, mais jusqu’à présent on n‘a pas une date précise de l’effectivité de la mesure. Avant de partir également il faut qu’on sache où aller», a-t-elle laissé entendre.

Même son de cloché, chez Mme Diop: «nous saluons la mesure, mais si on quitte également, il faut que les autorités sachent où nous reloger. Les habitants des immeubles «S», «R» et «T» ont été relogés par la SN HLM, il faut qu’obtiennent les mêmes garanties avant déplier baguages. D’ailleurs une réunion a été tenue (hier dimanche) pour déterminer les modalités à suivre», dit-elle.

La démolition entrainerait également la fermeture de magasins et autres boutiques. Ceux qui tiennent un commerce, font partis de ceux  sur qui la mesure pourrait avoir une répercussion sur le vécu quotidien. Trouvé dans sa boutique d’alimentation en plein marchandage avec une cliente A. Bâ, commerçant guinéen attend que la mesure lui soit notifiée. «J’ai entendu ça à travers la presse. Et si un jour on de demande de quitter, on n’aura pas le choix, ce que nous pourrons faire c’est de quitté et aller vers d’autres cieux», assène-t-il.

Oumar, un vendeur de mobilier est du même avis. «J’ai été informé de la démolition, mais pour l’instant on ne nous pas encore notifié un délai précis. Si les autorités décident qu’on doit partir, on ‘y peut rien, nous allons quitter. Je pense même que c’est mieux ainsi parce qu’ici le bâtiment peut s’écrouler à tout moment», soutient-il.

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