Dernière messe de l’ex-archevêque de Dakar : Un adieu Cardinal

Le Cardinal Théodore Adrien Sarr, à l’occasion de son message de Noël
Le Cardinal Théodore Adrien Sarr, à l’occasion de son message de Noël
Le Cardinal Théodore Adrien Sarr, à l’occasion de son message de Noël

Le Cardinal Théodore Adrien Sarr, à l’occasion de son message de Noël, a demandé aux chrétiens et à l’ensemble de la population sénégalaise de cultiver la paix et l’amour  fraternel, gages d’une vie heureuse.  Il n’a pas manqué de se prononcer sur la question de la fièvre Ebola.

Le message du Cardinal Théo­dore Adrien Sarr à la population sénégalaise, particulièrement à la communauté chrétienne à l’occasion de la fête de Noël, est fécond en recommandations, prières et souhaits. A cette occasion, le Cardinal a tenu à rappeler le sens de la fête : «Pour nous chrétiens, Noël est la fête de la famille.»

Le Pape François, lui précisait que «la famille est une communauté d’amour, dans laquelle chaque personne apprend à se mettre en relation avec les autres, et avec le monde.» Pour les chrétiens, fêter Noël, c’est reprendre conscience de cette richesse de la famille, mais c’est également «vouloir faire des familles une communauté où chacun append à aimer, à se mettre en relation avec les autres. Noël, c’est encore l’espérance de goûter toujours aux joies de l’amour familial effectif, grâce à l’œuvre de l’homme.»

Le Cardinal Théodore Adrien Sarr ajoute : «Je vous invite tous alors à adhérer à cette conviction du Pape François. Un engagement commun de tous est utile pour favoriser une culture de la rencontre. Seul celui qui est en mesure d’aller vers les autres est capable de porter du fruit, de créer la communion, d’irradier la joie.»

Le Cardinal a profité de cette tribune pour se prononcer sur l’épidémie Ebola, la fièvre hémorragique qui fait des ravages en Afrique. Pour lui, l’important c’est d’attirer l’attention des populations.

«Ne nous comportons surtout pas comme si nous n’étions pas concernés», avertit-il avant de recommander aux Sénégalais de prendre plus de précautions. «Notre devoir de citoyen nous recommande la prudence et la vigilance  et nous appelle à nous approprier les mesures sanitaires et les dispositions que nous prescrivent nos experts et nos autorités», déclare-t-il avant de poursuivre.

«En tant que croyant, nous pouvons et devons certes recourir à la prière dans une situation si dramatique et demander à Dieu, à qui rien n’est impossible de nous délivrer de tout mal.» Théodore Adrien Sarr a cru bon de consacrer une partie de son discours à la paix dans le monde.

Les douloureux exemples de conflits entre pays frontaliers tels la guerre israélo-palestinienne ou encore les crises centrafricaine et malienne l’obligent à faire une déclaration : «Dans la plupart de ces conflits, le Saint nom de Dieu est malheureusement brandi comme justification du rejet de l’autre de sa domination ou de son extermination.»

Abordant la crise casamançaise, il s’est félicité des étapes qui ont été franchies jusque-là, même si la paix n’est pas encore définitive. Théodore Adrien Sarr a souhaité devant les fidèles chrétiens : «En ce jour et en ce temps de Noël, c’est une telle paix définitive que nous demandons au Prince de la paix pour la population de la Casamance et le pays tout entier. C’est aussi à l’instauration d’une paix dans le dialogue de paix que nous exhortons tous les acteurs de la paix du conflit casamançais.»

La corruption, les malversations, les détournements ont également été au cœur du discours du Cardinal. Pour lui, ces faits sont un obstacle contre l’épanouissement dans la société.

Théodore Adrien Sarr a souhaité à la fin de son discours : «L’espérance de Noël, c’est que les conflits du travail s’éteignent et que l’idolâtrie de l’argent soit combattue avec détermination chez nous pour le grand bonheur des hommes. Joyeux Noël à tout le monde.» Alléluia !

 Awa BODIAN

Stagiaire

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