Des opposants ivoiriens dispersés lors d’un meeting contre le référendum constitutionnel à Abidjan

ciLa police ivoirienne a dispersé vendredi au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan, des opposants qui se dirigeaient vers le stade Félix Houphouët-Boigny, où était prévu un meeting du « Front du refus », des partis qui rejettent notamment le projet de Constitution devant être soumis à référendum le dimanche 30 octobre 2016.

La police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, estimés à plus de 1.000 personnes. Ceux-ci tentaient de rallier le stade Houphouët-Boigny, au Plateau, mais des groupes qui ont dévié les itinéraires pour se rendre place de la République, non loin de la présidence, ont dû être repoussés.

Des leaders de l’opposition ivoirienne avaient annoncé une manifestation vendredi au Plateau, le centre administratif de la capitale économique ivoirienne, mais vu les troubles à l’ordre public que cela pourrait créer, le maire de la commune a, selon des sources proches de la manifestation, autorisé le rassemblement au stade Félix Houphouët-Boigny.

 Selon ce «front du refus » pour le référendum constitutionnel, présidé par M. Sangaré, « la Constitution n’est pas l’affaire des seuls hommes politiques  (…) le débat sur ce projet est un débat de société qui conditionne le vivre ensemble. C’est un contrat social qui exige l’implication de tous» les Ivoiriens.

« La Constitution est notre sang, elle est l’âme de notre pays. Elle pénètre dans nos foyers, elle s’immisce dans notre intimité. La Constitution a un propriétaire, c’est le peuple de Côte d’Ivoire et nul ne peut exproprier ce peuple sans qu’il n’ait son mot à dire », a déclaré M. Sangaré.

Pour M. Sangaré, le chef de l’Etat ivoirien « Alassane Ouattara, qui gouverne la Côte d’Ivoire selon son bon plaisir, a refusé  d’entendre les propositions de l’opposition, ce qui est antidémocratique».

« Le moment est venu de dire stop ça suffit, alors ensemble, agissons et transformons ce mot en action. C’est pourquoi j’appelle avec les organisations, les personnalités politiques et de la société civile et les démocrates de tous bords, au rassemblement dans ce front du refus», a-t-il poursuivi.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a lancé le 22 octobre 2016 la campagne référendaire qui s’achève ce vendredi. Il a soutenu que cette nouvelle Constitution est une « assurance-vie » et une garantie pour la stabilité, la paix et la cohésion.

Selon lui, avec la création du poste de vice-président, la succession au pouvoir va se faire sans heurts, car en cas de vacance du pouvoir, le vice-président prend les rênes du pays, ce qui évite tout risque de trouble.

© OEIL D’AFRIQUE

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