Désormais les femmes égales aux hommes.

Les députés ont adopté, sans débat hier, vendredi 28 juin, à l’issue de la séance plénière, un projet de loi autorisant les femmes sénégalaises à octroyer la nationalité à leur époux et à leurs enfants de nationalité étrangère. Il s’agit, comme le souligne le rapport de la commission des lois, «d’une révision de la loi sur la nationalité, afin de permettre à la femme sénégalaise d’octroyer la nationalité sénégalaise à son conjoint et à ses enfants de nationalité étrangère dans les mêmes conditions que l’homme sénégalais».cni

En effet, les nouvelles dispositions proposent de «reconnaître strictement les mêmes droits au père sénégalais et à la mère sénégalaise».

Le même rapport indique que «la modification va permettre à la mère, qui a acquis la nationalité sénégalaise, de la transmettre à son enfant mineur, alors que dans la législation en vigueur, cette possibilité n’est reconnue qu’au père et à la mère veuve qui ont acquis la nationalité».

De son côté, la Garde des sceaux, ministre de la Justice, Mme Aminata Touré qui défendait le projet de loi au nom du gouvernement, a déclaré que «Ce projet de loi est historique parce que les femmes sénégalaises mariées à des étrangers n’avaient pas la possibilité de transmettre la nationalité à leurs enfants. C’est une avancée très importante».

Elle précise «qu’est Sénégalais, tout enfant qui est né de parents sénégalais, qu’il s’agisse d’un père ou d’une mère. Dans l’ancien texte, seuls les pères pouvaient transmettre la nationalité à leurs enfants ». Le ministre de la justice parle cependant des conditions pour que la femme transmette la nationalité à son époux : «Nous avons introduit des conditionnalités parce qu’on ne veut pas que les gens viennent juste se marier avec les Sénégalaises dans le seul but d’avoir la nationalité et divorcer après».

L’une des conditions requises  est de «rester dans les liens du mariage pendant cinq ans, avant d’obtenir automatiquement la nationalité sénégalais». Et d’ajouter : «Nous avons tout encadré. S’il y a un divorce pendant ces cinq ans, le mari ne pourra pas acquérir la nationalité sénégalaise. Ce n’est qu’après cinq années de vie commune que cela devient un droit». Et de préciser que cette modification du Code de la nationalité était une promesse de campagne   Macky Sall.

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