Dette : Maputo maquille les comptes

Dette : Maputo maquille les comptes

  • La directrice du FMI Christine LagardeImage copyrightReutersImage captionLa directrice du FMI Christine Lagarde

Le Fmi annonce que le Mozambique a admis avoir dissimulé plus d’un milliard de dollars de dette. Les deux parties sont en train d’évaluer les conséquences de cette révélation.

Le Fonds monétaire international a découvert la semaine dernière un emprunt non signalé mais le ministre mozambicain des Finances a aussitôt nié, en parlant d’une “certaine confusion”.

Le Premier ministre Carlos Agostinho do Rosario s’est ensuite envolé pour les États-Unis en vue de rencontrer la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et une équipe du ministère des Finances a travaillé avec le personnel du FMI au Mozambique pour expliquer l’emprunt.

“Les autorités ont reconnu qu’un montant de plus d’un milliard de dollars de dette extérieure garantie par le gouvernement n’a pas déjà été communiqué au Fonds”, a finalement annoncé le chef de mission du FMI pour le Mozambique, Michel Lazare, dans un communiqué.

L’aveu du Mozambique intervient après une rencontre entre le Premier ministre mozambicain Carlos Agostinho de Rosario et Christine Lagarde.

Les deux parties continueront à travailler ensemble pour évaluer les conséquences macroéconomiques de cette divulgation d’informations et voir comment consolider la stabilité financière et la viabilité de la dette.

Le FMI avait suspendu son aide à Maputo mardi après avoir découvert que le pays lui avait caché l’existence de cette dette.

L’institution avait décidé d’annuler la mission de ses équipes, qui devaient se rendre dans le pays cette semaine pour évaluer les comptes publics et donner leur feu vert au versement d’une nouvelle tranche de prêt.

En décembre 2015, le FMI avait octroyé au Mozambique une ligne de crédit de 282,9 millions de dollars, versée par tranches successives en contrepartie de mesures d’économie.

Un premier prêt de 117,9 millions avait été aussitôt débloqué pour aider le pays à faire face à la chute des cours des matières premières qui plombait ses recettes.

En décembre 2014, le FMI avait gelé pendant six mois l’aide financière à un autre pays africain, le Mali, après la mise au jour d'”irrégularités” budgétaires, dont l’achat d’un nouvel avion présidentiel pour 40 millions de dollars.

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