Deux prisonniers de Guantanamo transférés au Sénégal

Deux prisonniers libyens détenus depuis 14 ans dans la prison de Guantanamo ont été confiés au gouvernement sénégalais, a annoncé Washington lundi. Quatre-vingt-neuf prisonniers restent enfermés dans ce centre de détention controversé.

Le département de la Défense américain a annoncé “le transfèrement de Salem Abdu Salam Ghereby et Omar Khalif Mohammed Abu Baker Mahjour Umar du centre de détention de la baie de Guantanamo au gouvernement du Sénégal”, dans un communiqué diffusé lundi 4 avril. Selon le New York Times, les deux Libyens étaient détenus à Guantanamo sans procès depuis 14 ans, soit quasi depuis l’ouverture de la prison en janvier 2002 pour accueillir des suspects des attentats du 11 septembre 2001.

Après ce transfèrement, il reste 89 détenus dans la prison controversée qui en a, un temps, accueilli près de 800. Détenus pour beaucoup d’entre eux sans procès et souvent même sans inculpation, certains ont été soumis à des traitements inhumains.

Le secrétaire d’État américain John Kerry a remercié dans un communiqué le Sénégal d’accueillir les deux prisonniers. Leur transfert de Guantanamo avait été approuvé par le gouvernement dès 2009, selon le département d’État.

Geste humanitaire

Les États-Unis se disent “reconnaissants à l’égard du gouvernement du Sénégal pour son geste humanitaire et sa volonté de soutenir les efforts américains de fermer” la prison, promesse exprimée par le président Barack Obama dès sa campagne présidentielle en 2008.

Salem Abdu Salam Ghereby, âgé de 55 ans et Omar Khalif Mohammed Abu Baker Mahjour Umar, qui aurait 43 ou 44 ans, avaient des liens avec Al-Qaïda et un groupe libyen de combattants islamistes, selon le journal.

Le Sénégal rejoint ainsi 26 pays tiers qui, depuis 2009, ont accepté d’accueillir au total près d’une centaine d’anciens détenus de Guantanamo.

Barack Obama a présenté fin février son plan pour fermer la prison avec l’espoir de tenir enfin sa promesse avant son départ de la Maison Blanche en janvier. Mais l’obstacle du Congrès, à majorité républicaine, devrait être difficile à franchir.

Avec AFP

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