Distribution de « Ndogou » : Quand le paraître prime sur la recommandation divine

La distribution du ndogou est devenue un effet de mode. Tout le monde s’y met. Mais on ignore que la solidarité avec les pauvres, ce n’est pas un geste volontaire de bienfaisance, c’est plutôt une pressante recommandation divine à laquelle le musulman est soumis. ramadan

S’il y déroge, sa foi peut être mise en doute. Aussi, l’aumône distribuée aux pauvres, la «zakat» et le «muudum koor» offerts aux nécessiteux sont-ils institués pour marquer la solidarité entre tous les membres d’une même société islamique. Les défunts milliardaires sénégalais El Hadj Babacar Kébé dit Ndiouga, El Hadji Djily Mbaye, et c’est de notoriété publique, construisaient des mosquées, équipaient des morgues, nourrissaient des pauvres, tout en donnant la ferme consigne que leur identité ne soit jamais révélée.
Mais que voit-on de nos jours ? Pour un simple don d’un carton de dattes, acheté à moins de 8.000 Fcfa, on ameute toute la presse pour organiser une «grande cérémonie de partage de Ndogou». Quand on choisit le mois béni du ramadan, durant lequel le mensonge, bien que proscrit par l’Islam, devient encore plus grave, on fait du tape-à-l’œil, rien que pour paraître.

Malheureusement, la presse qui pourtant ne recherche que le sensationnel, ne se donne point la peine de comprendre ou même d’interroger les «généreux donateurs» sur leurs motivations profondes. Ce qui est plus écœurant dans ce cirque des « ndogou », ce sont ces démunis qu’on montre à visage découvert à la télévision. Ce qui n’est autre chose que de l’humiliation. Ont-ils choisi de vivre ainsi dans la pauvreté ?

REWMI.COM/MSD

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