Drame à la cité Comico : Un homme s’immole

Hier dans la matinée à la cité Comico de Ouakam, un homme s’est s’immolé dans sa chambre. Secouru par sa famille, il a été acheminé à l’Hôpital général de Grand-Yoff.

L’ombre de la mort a rôdé hier à la Cité Comico de Ouakam. Il était environ 10 heures quand un cri sinistre fuse : «Au secours, il a tenté de s’immoler par le feu !»

En moins d’une minute, les voisins rejoignent la maison d’où partent les cris : Une demeure R+1. Chauffeurs de voitures clandos, tenanciers d’échoppes, curieux, tous convergent vers cette maison sise dans une rue de Comico.

La modeste demeure a été le théâtre du drame qui s’est joué. Un badaud explique : «ça s’est passé à l’étage. Il était dans sa chambre quand soudain les gens ont vu le feu. Lui avait pris le soin de se barricader avant.»

Selon les témoignages recueillis sur place, les premiers nuages de fumée transpirant du bas de la porte et les cris ont alerté la famille qui s’est ruée vers la porte qu’elle s’est empressée de défoncer. Dans la chambre, le brûlé se tord de douleur, en proie aux flammes.

Devant la maison s’agglutine une foule de curieux venus exprès s’enquérir de la situation. L’attroupement prend d’assaut l’entrée de la maison et forme plusieurs lignes qui encadrent la voiture des sapeurs-pompiers arrivée sur les lieux en un temps record.

Les pompiers entreprennent l’évacuation du brûlé. Celle-ci est faite dans une certaine discrétion. La victime est recouverte d’un drap vert qui le soustrait aux regards inquisiteurs des curieux. Transporté rapidement à l’intérieur de la voiture, il est acheminé ensuite vers l’Hôpital général de Grand-Yoff pour les premiers soins. Derrière la voiture, la foule reste interdite devant la rapidité avec laquelle les évènements se sont déroulés.

Les questions affluent : qui a tenté de s’immoler par le feu ? Pourquoi l’a-t-il fait ? La famille du brûlé reste murée dans un silence têtu : «Nous ne souhaitons pas parler de ça. Nous n’avons aucune déclaration à faire. Evacuez s’il vous plaît.» Pourtant, les certitudes des voisins renseignent : Le brûlé s’appellerait Oumar Bâ. Selon les mêmes témoignages, son état de santé ne serait pas très préoccupant. Même si personne ne semble comprendre pourquoi il a pu en arriver à cet extrême.

Pourtant, l’intérieur même de la demeure garde encore les stigmates du drame. De larges traces d’eau sont répandues sur le sol. Elles représentent les efforts fournis par les secouristes pour venir à bout des flammes. Cette même maison accueille souvent de futurs circoncis. «Beaucoup de garçons du quartier ont été circoncis ici.» En attendant, un de ses fils espère les premiers soins après avoir frôlé la mort de si près. 

  • Écrit par  Arona BASSE

abasse@lequotidien.sn

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