En Hongrie, le parti anti-immigration de Viktor Orbán remporte les européennes

Le parti du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, le Fidesz, est arrivé dimanche largement en tête des élections européennes. Le chef du gouvernement a dit espérer un renforcement du poids des partis anti-immigration au Parlement européen.

En Hongrie, le parti nationaliste et conservateur du Premier ministre Viktor Orbàn, le Fidesz, a remporté, dimanche 26 mai, 52,16 % des voix aux élections européennes, selon la commission électorale.

À gauche, la Coalition démocratique a recueilli 16,26 % des voix, tandis que le parti centriste Momemtum a obtenu 9,92 % des suffrages, devant les socialistes à 6,68 % et le parti d’extrême droite Jobbik, relégué à la cinquième place avec 6,44 %.

“C’est une victoire écrasante” pour Viktor Orbán et “la plus grande victoire de son histoire électorale” pour le Fidesz, analyse Gulliver Cragg, envoyé spécial de France 24 à Budapest. Les scores en Hongrie, note-t-il, montrent “le plus grand écart entre le parti en tête et le parti arrivé second en Europe”. Gulliver Cragg rapporte que la participation dans ce pays est en forte augmentation, “14 points de plus qu’il y a cinq ans avec 41 % ou 42 %”.

Le Fidesz restera-t-il au PPE ?

“J’espère qu’il y aura un changement dans l’arène publique européenne en faveur de ces partis qui aimeraient stopper les migrations”, a déclaré Viktor Orbán après avoir voté dans la matinée à Budapest.

À lire aussi : La nouvelle composition du Parlement européen selon les estimations

Il n’a pas voulu dire en revanche si les eurodéputés du Fidesz, qui seront au nombre de 13 dans le futur Parlement, siégeront au sein du Parti populaire européen (PPE), comme ils le faisaient jusqu’ici, ou rejoindront la nouvelle alliance que veut mettre en place le co-vice-président du Conseil italien Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue.

Le Fidesz suspendu par le PPE

La semaine passée, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, avait annoncé que le Fidesz refuserait de siéger au sein du PPE si ce dernier s’alliait avec des partis pro-immigration. Le parti de Viktor Orbán a par ailleurs retiré son soutien à la candidature de Manfred Weber, le “spitzenkandidat” (favori) du PPE pour le poste de futur président de la Commission.

Le Parti populaire européen, formation la plus importante du Parlement européen sortant, avait décidé en mars dernier de suspendre de ses rangs le parti d’Orbán pour sanctionner les “dérapages” répétés du dirigeant souverainiste, sur l’immigration notamment

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Voici la chronique du 19 juin 2019

by bishba in CONTRIBUTION 0

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