ENIEME DEMANDE DE REPORT DU PROCÉS PAR LA DÉFENSE LA COUR REND UNE DECISION DE REJET

karim_et_defenseLa défense de Karim n’avait pas fini de “plaider”pour le report du procés. Hier encore, lundi 13 octobre, elle a renouvellé sa demande de report à la barre de la Cour. Malheureusement, elle n’a pas été suivie par Henri Grégoire Diop et cie qui ont rejeté ladite requête.

La défense de Karim a encore renouvelé sa demande de voir la Cour reporter le procés jusqu’au retour de Bibo Bourgi parti se soigner en France. Mais la Cour n’a pas accédé à sa requête puisqu’elle a rejeté la demande du report et annoncé en même temps que Bibo est dispensé de comparution jusqu’à ce que la Cour en dispose autrement. C’est dire que, même à son retour, le co-prévenu ne comparaîtra pas tant que la juridiction chargée de statuer sur l’enrichissement illicite n’aura pas levé la dispense de comparution.
 
Auparavant, les avocats de la défense ont, tour à tour exposé les raisons juridiques qui fondent le report. “Le procès ne peut pas se tenir en l’absence de Bibo .Il faut renvoyer le procès pour un mois, le temps que Bibo revienne”, a dit Me Madické Niang à la Cour. Son confrère Seydou Diagne a averti des dangers d’une inégalité qui pourrait résulter d’une “compartimentation du procés”.
 “Nous ne voulons pas que certains faits soient discutés en l’absence de Bibo. Même si l’audience porte sur des questions qui lui sont totalement étrangères, nous demandons et nous nous opposons à ce que l’instruction d’audience continue”, a –t-il ajouté. 
 
Mais le parquet spécial semble avoir trouvé une erreur dans la demande rédigée . “Ce sont les avocats de la défense qui, dans leur demande, ont clairement dit que Bibo Bourgi a été entendu à la clinique du Cap. Par conséquent, ils acceptent que le co-prévenu a été entendu. Rien de nouveau dans les raisons invoquées. Même s’il n’avait pas obtenu une autorisation d’aller se soigner, il avait déjà bénéficié d’une dispense de comparution” a –t-il dit. Suffisant pour qu’il demande à la Cour de rejeter la demande de report.  
Cet argument du parquet a été battu en brêche par la défense. Selon  Me Amadou Sall, “ Bibo a été entendu mais pas sur le fond”. De son côté, la partie civile qui tient à la poursuite du procés a rejeté toute idée de report. “ La responsabilité pénale est individuelle. Ce n’est pas parce qu’un prévenu n’est pas là qu’un procés est bloqué”, a estimé Moussa Félix Sow.

CIRE BA

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