EXPLIQUEZ-NOUS… Birame Gningue, promoteur de lutte : «Mes relations avec Modou Lô, Malick Niang et Eumeu Sène»

Birame Gningue
Birame Gningue
Birame Gningue

Né à Yoff le 09 décembre 1957,  Birame Gningue est titulaire d’un Bac technique au Lycée technique «Peytavin » de Saint louis. Après avoir travaillé pendant 25 ans à la Senelec, l’homme qui a ouvert une entreprise qui intervient dans le bâtiment, a hérité de son père le virus de lutte. C’est ce qui explique qu’il est en train de suivre ses pas en devenant un promoteur. Patron de «Mbor Production», ce dernier  envisage un jour d’organiser un combat pour Modou Lô et Malick Niang dont il est le parrain.

Peut-on avoir une idée du programme que vous comptez dérouler cette saison ?

Pour cette année, je pense surtout aux espoirs, avec l’organisation au moins à quatre à cinq combats. Ça ne sera pas seulement à Yoff. Parce que je suis aussi sollicité par Ngor, Ouakam et Guèdiawaye. Je veux faire le tour de Dakar pour organiser des combats. L’année dernière l’affiche Garga Mbossé-Lac Rose avait avorté. Je pense que cette saison ce sera notre premier combat coproduit avec Wwr (West wrestling roots), une structure de la 2STv. Parce qu’on attendait l’ouverture de la saison pour avoir une date. On s’est déjà vu avec le Cng et les représentants des lutteurs. La saison est officiellement ouverte depuis le 1er octobre. Tant que les promoteurs n’ont pas encore acheté leurs licences, il n’y aura pas de date.

Quel est le montant du budget que vous comptez injecter cette saison dans vos combats ?

Vous savez que les combats ce n’est pas l’argent que tu as. C’est un montage financier. Cela dépendra donc du montage financier.
Etes-vous parvenu à accorder votre violon avec Garga Mbossé et Lac Rose qui exigeaient de reprendre le combat sur la base d’un nouveau contrat ?
Pour un nouveau contrat, c’est impossible. Parce que le Cng nous a fait savoir qu’il n’y a pas de condition. On peut, compte tenu de la situation, faire un geste en leur faveur. Le Cng a déjà tranché. Le même jour où il y a eu l’incident, le Cng nous a fait savoir que Garga et Lac Rose nous devait un combat. Là on attend donc l’arbitrage du Cng. Ils nous ont dit qu’ils vont arrêter une date. 

Comptez-vous organiser enfin un combat pour Modou Lô et un autre pour Malick Niang ?

C’est bien possible. Pour cette année ou l’année prochaine, il se pourrait que j’organise leur combat. Ça dépend de leurs potentiels adversaires.

Est-ce qu’on peut s’attendre à ce que vous les mettiez aux prises un jour ?

Non ! Non ! Ils ne vont pas se rencontrer parce qu’ils ont le même parrain (rire).

Comment êtes-vous parvenu à être le parrain de ces deux lutteurs ?

Modou Lô, notre connaissance est venue du fait qu’il a entendu des bienfaits que je faisais. Et il m’a contacté pour dire que «Je veux faire de toi mon parrain». Il m’a appelé et je l’ai adopté.  Modou Lô c’est mon fils. Pour Malick Niang, c’est un fils de Yoff. Et le support de l’écurie Yoff c’est El Hadji Birame Gningue. Tout le monde le sait. Il est venu me dire la même chose. Il est même chez moi.

Quels rapports entretenez-vous  avec Eumeu Sène, un autre lutteur qui habite Yoff ?

Eumeu a toujours été mon ami. La lutte est un milieu très complexe. Parce que c’est tous des enfants. Il me félicite souvent quand il luttait. Il fait partie de mes enfants comme les autres. Mais mon cœur balance pour Modou Lô (rire). Modou Lô est mon lutteur préféré. Il faut savoir aussi que Mbaye Guèye a été mon idole.

Mais attention, Eumeu est revenu de l’Italie avec une force étincelante pour barrer la route à votre préféré, Modou Lô ?

(Sourire) Ce n’est pas ça qui est important. Le plus important est que nous avons bien préparé le combat. On n’a pas lâché, on continue de préparer cette confrontation. Et je pense que le jour J ça ira.

Qu’en est-il de votre partenariat avec la 2STv ?

J’avais signé juste pour le combat Garga Mbossé-Lac Rose. Mais on compte poursuivre le partenariat. Il y a d’autres promoteurs qui m’ont proposé un partenariat cette année. Je ne veux en parler. Je peux dire que tous les promoteurs me consultent pour une collaboration.

Votre champ d’action est étendu au football aussi…

Effectivement, je suis le président de la Renaissance Yoff depuis trois ans. On est en Ligue 2, on a raté de peu la montée l’année passée. Notre ambition est la montée en Ligue 1 cette saison. Ce sera difficile parce que c’est un championnat à poule unique de 16 équipes. Mais après la montée, je pense me retirer, parce que c’est un milieu très difficile. Même cette année, j’avais décidé de me prendre du recul pour laisser la place aux jeunes. Mais tout Yoff m’a retenu. On avoisine les 60 ans. Le budget de l’année dernière était chiffré à plus de 20 millions Cfa. Je suis l’actionnaire du club. On va rehausser le budget car le championnat va tirer en longueur. On n’a pas encore fait nos prévisions. On prépare l’Ag qui devrait se tenir ce mois-ci. Au sortir de cette Ag, on aura une idée sur tout ce qu’on doit faire. J’ai demandé à mes collaborateurs de préparer tout ça.

Quel délai vous vous donnez pour gazonner le stade de Yoff ?

Le stade est la propriété de Yoff. Ce n’est pas un stade municipal. C’est pour le village. On avait envisagé de faire des travaux. On y pense. On avait des partenaires pour gazonner le terrain, mais on n’était pas bien structuré. Maintenant on est en train de voir. La mairie de Dakar nous a fait des propositions. On a donné notre accord de principe. On attend.

Avant de terminer, un mot sur Birame Gningue…

(Rire) Je suis promoteur de lutte depuis cinq ans. Mon père était  le premier organisateur de lutte. Le premier promoteur, El Hadji Mbor Gningue. La première fédération de lutte a été initiée par lui et Adrien Fall et consort. Ce sont les premiers promoteurs du Sénégal. Je suis issue d’une famille de lutte. Ce qui fait que c’est un milieu que je connais très bien. Ensuite je suis très sollicité par les jeunes lutteurs et les espoirs. Et pour pouvoir les aider, je me suis dit autant être promoteur. «Mbor Production» est le nom de ma structure. Ça porte le nom de mon père. Depuis cinq ans je faisais la lutte avec frappe. Le problème est qu’on vulgarisait les espoirs. J’ai eu à organiser beaucoup de combats à Yoff. Tous les lutteurs de Yoff sont passés par moi, comme Mod Dia, Malick Niang, Modou Lô et autres.

amadoumbodji@lequotidien.sn

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