FACE A L'ECHEC ET LA POLITISATIONDE L'EMPLOI DES JEUNES PAR L'ACTUEL REGIME Les diplômés chômeurs dans la rue le 20 août prochain

Le Regroupement des Diplômés Sans Emplois du Sénégal (Rdses) va tenir un sit-in le 20 août prochain. Face à la presse hier, vendredi 26 juillet, Babacar Ndour, coordonnateur de ce regroupement et ses amis, ont décidé d’organiser cette manifestation pour dénoncer «l’échec et la politisation» de la question de l’emploi des jeunes par l’actuel régime.BOL baa bradaba douche baa

Le Regroupement des Diplômés Sans Emplois du Sénégal (Rdses) siffle la fin de l’état de grâce pour le régime de Macky Sall. Pour les membres de ce regroupement, il est temps de dire NON et  de s’opposer à l’incapacité des dirigeants et leur volonté de politiser l’emploi des jeunes. En conférence de presse hier, vendredi  au siège de la Raddho. Les jeunes membres du Rdses ont clairement manifesté leur désir d’organiser un grand sit-in à la place de l’Obélisque, le mardi 20 août prochain. Cette manifestation, prévue dans l’après-midi vise, selon eux à dénoncer «l’échec et la politisation» de la question de l’emploi des jeunes par l’actuel régime.

A ce titre, ils comptent mobiliser les 120 000 jeunes demandeurs d’emplois dans la Fonction publique à la place de l’Obélisque à cette manifestation, qui selon le Coordonnateur, du Rdses, Babacar Ndour sera le point de départ de la vaste campagne de dénigrement du Rdses contre la politique politicienne des tenants actuels du pouvoir, autour de cette question de l’emploi des jeunes. «Après 15 mois d’exercice du pouvoir par le président Macky Sall, son premier ministre Abdoul Mbaye et son gouvernement, le moment est venu pour nous de constater avec grand regret et amertume le statu quo qui prévaut sur la situation de l’emploi dans notre pays», a soutenu BabacarNdour, Coordonnateur de cette structure lors de cette rencontre avec la presse. Pour lui, la jeunesse doit prendre ses responsabilités vis-à-vis de ce régime de tromperie.

La promesse des 5500 emplois dans la Fonction publique, faite par le chef de l’Etat lors de son adresse à la nation le 31 décembre 2012 dernier et dont l’effectivité avait été fixé par Macky Sall lui-même à la date du 31 janvier 2013 et la promesse de financer les projets des jeunes par le Fongip, selon lui, ne sont qu’une tromperie organisée de toute pièce par ce régime. «Du sommet à la base, on note des tergiversations agrémentées de promesse non tenue et de manœuvres visant la politisation de la question de l’emploi des jeunes, a-t-il soutenu.

«Au Sénégal, nous avons seulement 364 avocats pour 13 millions de citoyens, soit 1 avocat pour 36 000 sénégalais»,

Toujours dans sa communication de dénigrement de la politique de l’emploi du régime actuel, le Coordonnateur du Rdses a estimé que le cas du barreau du Sénégal constitue «une parfaite illustration du manque de volonté de prendre en charge de manière efficiente cette question de l’emploi des jeunes par ce régime». Pour lui, l’Etat est en connivence avec le barreau pour bloquer l’accès à cette profession pourtant libérale, aux jeunes diplômés

«Au Sénégal, nous avons seulement 364 avocats pour 13 millions de citoyens, soit 1 avocat pour 36 000 sénégalais», a-t-il révélé. Pour lui, ce nombre est largement déficitaire comparé à certains Etats comme la France, où on a un avocat pour 1300 habitants ou encore les Etats Unis avec un avocat pour 265 habitants. Pis, il a indiqué que six régions ne disposent pas de cabinet d’avocats.  Il s’agit de Fatick, Kaffrine, Matam, Tambacounda, Kédougou et Sédhiou. Sous ce rapport, il préconise la réforme du barreau pour permettre à des centaines d’étudiants maitrisards qui sortent chaque année des universités de Dakar et de Saint Louis mais également des centres universitaires régionaux, de trouver un emploi dans cette profession libérale.

Il a demandé donc à ce que l’organisation du concours du barreau ne soit plus sous la responsabilité du barreau parce que ce dernier (barreau) étant formé par les avocats exerçant la profession. Donc ils n’ont pas intérêt à élargir la profession à  des futurs concurrents.  Pour lui, la réforme de cette profession permettra d’enrôler un nombre considérable de demandeurs d’emplois (plus 2500 maitrisards et doctorants en droit) mais également de faire gagner du temps à l’administration judiciaire dans le traitement des dossiers.

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*