Face aux médiateurs de la CEDEAO, Jammeh persiste et signe, il faut de nouvelles élections

Face aux médiateurs de la CEDEAO, Jammeh persiste et signe, il faut de nouvelles élections

Le président Jammeh est têtu. Et les chefs d’État dépêchés à Banjul par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont pu le vérifier.  En effet, arrivés dans la capitale gambienne hier peu après midi,  les présidents Ellen Johnson Sirleaf, Muhammadu Buhari, Ernest Bai Koroma et  John Dramani Mahama ont longuement discuté avec Yahya Jammeh sans parvenir à le convaincre  de céder le pouvoir.

Selon nos informations, Jammeh qui s’est montré réceptif a été inflexible sur la question. Pour Yahya Jammeh, il faut que la présidentielle, qu’il juge entachée de nombreuses irrégularités, soit reprise. Se déchargeant sur son parti qui a déposé un recours auprès de la Cour suprême gambienne, le président sortant a demandé à ses hôtes de respecter les Institutions de son pays en laissant les magistrats faire leur travail. Pour Yahya Jammeh qui a fait fermer le siège de la commission électorale, celle-ci a fini son travail, c’est maintenant à la Cour suprême de trancher.

Une position intransigeante de Jammeh qui n’a laissé d’autre choix aux médiateurs que de remballer. «Nous ne sommes pas venus pour un accord, nous venons aider les Gambiens à organiser la transition. Ce n’est pas quelque chose qui peut aboutir en un seul jour, il faut y travailler», a indiqué Ellen Johnson Sirleaf présidente en exercice de la Conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO.

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