FERMETURE DES FRONTIERES : Alpha Condé s’offusque du geste inamical de Dakar

kondeLe président de la République de Guinée Conakry a dit ses vérités, hier, lors d’un face-à-face avec la presse. Il n’a pas mâché ses mots pour manifester son mécontentement. M. Condé a rencontré les médias en marge du sommet de l’Oif qui a pris fin hier.

«Quand vous fermez les frontières, les gens passent par les pistes. Moi je ne stigmatise personne. Je dis tout simplement que si  votre  voisin dit que votre chien est enragé, comment voulez-vous que les autres n’aient pas peur de votre chien ? Quelqu’un ne peut être contaminé par Ebola que si le malade est à la phase finale», enseigne M. Condé. C’était lors d’un face-à-face, hier, avec les médias dans un hôtel.

Et de marteler l’inutilité de la fermeture : «Nous aons pris toutes les dispositions à l’aéroport. Et jusqu’à présent, personne n’est parti de l’aéroport et du port contaminé. Il  a un vol journalier d’Air France. J’ai convoqué tout le corps médical pour relever les contacts à l’aéroport. On a mis des médecins à l’aéroport pour établir la liste des contacts.

En cas de contact, le suspect est suivi pendant 21 jours. Donc je ne vois pas en quoi se protéger contre un autre. Il est plus simple de mettre des mesures de contact aux frontières pour empêcher que les malades ne se promener.» A en croire Alpha Condé, «quand on ferme les frontières, cela développe le trafic. Les gens payent 100 ou 50 mille francs pour passer».

«Les Guinéens ont qu’à mourir, on s’en fout !» 

Le président guinéen n’a pu s’empêcher de hausser le ton sur la fermeture de la frontière entre le Sénégal et la Guinée. Un geste que le président guinéen ne semble pas apprécier au point de perdre le contrôle de ses nerfs. «Les Guinéens n’ont qu’à mourir on s’en fout, n’est-ce pas», tonne-t-il dans la salle avant de rappeler que «être malade n’est pas un crime».

Revenu à la sérénité, M. Condé rappelle que les peuples (guinéen et sénégalais) sont frères. «Pour  moi, ce qui est plus important, c’est le rapport entre les peuples. Les présidents passent mais les peuples restent. Il ne faut pas que les présidents créent des problèmes entre les peuples», prévient-il.

Emile DASYLVA

(Stagiaire)

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