FLAGRANTS DELIRES Ainsi parlait Latif Coulibaly…

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Abdou Latif Coulibaly le nouveau “Doungourou de Macky Sall”

Il s’était offusqué le 8 avril à l’mission “Grand jury” de la Rfm, de la nomination de Mbaye Ndiaye au ministère de l’Intérieur.

C’était dans le premier gouvernement du Président Macky Sall, après la défaite de Me Wade.

Selon l’ancien journaliste, “il (Mbaye Ndiaye) pouvait être utile ailleurs”. Poursuivant son argumentaire, il avait déclaré :

Nous avons toujours combattu Me Ousmane Ngom, quand nous étions à l’opposition. Je vois mal aujourd’hui Macky faire la même chose.

Le fait qu’on ait nommé un homme politique aussi impliqué que Mbaye Ndiaye (au ministère de l’Intérieur) n’est pas pour moi une bonne indication” car “c’est quelqu’un qui est véritablement partisan, et le reproche qu’on a fait pour Ousmane Ngom, est valable pour lui”.

Réagissant à la sortie du leader du mouvement « Taxaw Tem » fustigeant la nomination d’un homme politique au ministère de l’Intérieur, le ministre de la bonne gouvernance et porte-parole du gouvernement, Abdoulatif Coulibaly ne trouve rien d’exceptionnel dans la nomination d’Abdoulaye Daouda Diallo au poste de ministre de l’intérieur, si selon lui, on analyse l’histoire politique Sénégalaise.

En effet explique-t-il depuis 1960, il n’y a eu que 3 ministres de l’intérieur sans aucune affiliation politique, « Et cela Ibrahima Fall le sait pertinemment. Il s’agit du Général Cissé, du Général Niang et du Général Pathé Seck ».

« Donc ces 3 exceptions ne peuvent sous-tendre le principe d’une démarche politique majeure » de l’avis du ministre chargé des relations avec les institutions.

« Ce qui est important pour moi, c’est que l’on puisse dire après les élections que tout est transparent. Depuis 1998, aucune élection n’a apporté une contestation majeure. L’essentiel, c’est de se concerter et discuter, pour une élection transparente », a déclaré le ministre de la Promotion de la bonne gouvernance, Abdou Latif Coulibaly qui présidait ce mardi 10 septembre, un atelier sur « la participation et la recevabilité dans la conduite de l’action publique ».

Quelques jours auparavant, interrogé par la RFM sur la nomination d’ Abdoulaye Daouda Diallo, militant APR, au poste de ministre de l’Intérieur, Abdou Latif Coulibaly, devenu porte-parole du gouvernement, est d’avis que le débat qui a été suscité par cette nomination, est la preuve de la vivacité de la démocratie au Sénégal.

Ce qui veut dire que sur deux questions de même nature et de principe, Latif Coulibaly, le pourfendeur d’antan de Me Wade, a deux réponses : une de fond pour la première et une de forme pour la seconde. Le signe que c’est le métier qui rentre.

Mais remarquez tout de même que Latif Coulibaly est d’une cohérence extraordinaire car il a tout bonnement fait comprendre qu’il ne faut pas compter sur lui pour critiquer le gouvernement dans lequel il est, tout ministre de la promotion de la bonne gouvernance qu’il est. A ce rythme, il va bien promouvoir la bonne gouvernance. Mais il a au moins le mérite d’être clair.

Nettali

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