France : La gauche, c’est le mensonge.

Francis-Adolphe_VallsPrenez M. Adolphe, maire de Carpentras dans le Vaucluse. Sa spécialité à lui, c’est l’omission.
« Qu’est-ce que la vérité ? » demanda Pilate, assis sur son siège curule au prétoire. Difficile, voire impossible, de donner une réponse absolue à cette question. En revanche, paradoxalement, on arrive un peu mieux à saisir ce qu’est le mensonge.

En France, nous avons d’ailleurs de vrais spécialistes du mensonge. La gauche a même acquis une véritable expertise en la matière. La manipulation des mots pour arriver à la manipulation des faits puis des esprits est une forme subtile du mensonge qu’un sinistre — au sens étymologique et actuel du terme — personnage comme Cambadélis, nourri au lait trotskyste, maîtrise à merveille.

Mais la gauche possède aussi ses petits Cambadélis de province, certes moins talentueux — on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a en local — mais tout aussi efficaces. Prenez M. Adolphe, maire de Carpentras dans le Vaucluse. Sa spécialité à lui, c’est l’omission. Ainsi, membre du Parti socialiste, il omet de le mentionner sur ses affiches lors des dernières élections départementales. Un détail de l’histoire, me direz-vous ? Une étourderie, peut-être… Remarquez, cela ne lui a pas réussi puisqu’il fut largement battu par le candidat de la droite nationale, Hervé de Lépinau qui, lui, n’avait pas oublié de mentionner son appartenance au Front national !

Dernièrement, M. Adolphe s’est essayé, de façon assez grossière il faut bien le dire, au mensonge par manipulation. Voyez plutôt.

Le 8 avril dernier, Hervé de Lépinau, conseiller départemental de Vaucluse, chef du groupe d’opposition RBM au conseil municipal de Carpentras, est interviewé avec d’autres élus de PACA par Aliette de Broqua, du Figaro, au sujet des propos de Jean-Marie Le Pen autour du « détail ». Le titre de l’article est sans ambigüité : « Consternation chez les élus en PACA ». Frédéric Boccaletti, patron de la Fédération FN du Var déclare dans cet article : « Pour moi, les chambres à gaz ne sont pas un “détail de l’histoire”. » Un peu plus loin, il ajoute à propos de la volonté de Marine Le Pen de sanctionner son père : « Quand on sort de la ligne, il y a des sanctions. »

Immédiatement après, la journaliste écrit : « même condamnation de la part du jeune frontiste Hervé de Lépinau ». Puis elle cite une partie des propos de l’élu vauclusien : « Je suis lassé par ces histoires, Jean-Marie Le Pen contre le reste du monde. Je suis né en 1969. Alors, ces histoires de la Deuxième Guerre mondiale… » Plus loin encore, la journaliste précise qu’Hervé de Lépinau revendique son appartenance à la ligne de Marine Le Pen. En lisant Le Figaro, qui n’est pourtant pas spécialement « pro-FN », n’importe quel lecteur honnête et intelligent aura compris la position d’Hervé de Lépinau.

Mais voici comment ses propos ont été repris, extraits de leur texte (M. Adolphe, tel l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme, cite L’Express du 9 avril citant cet article du Figaro du 8 !), de leur contexte, détournés, commentés, exploités par le maire de Carpentras dans le dernier bulletin municipal en ligne sur internet : « À Carpentras aussi le Front national dérape lourdement et salit une fois de plus notre ville. Régulièrement, le Front national fait parler de lui et braque les projecteurs sur notre ville pour se servir de Carpentras. Régulièrement aussi, le président “d’honneur” de ce parti tient des propos racistes et antisémites. Ses représentants à Carpentras veulent-ils marcher dans ses pas ? On ne parle pas d’histoires mais de l’Histoire, de faits historiques établis et incontestables ! Monsieur de Lépinau banalise par ses propos des crimes contre l’humanité. »

Qu’est-ce que la vérité ? On ne sait. Mais l’on sait assurément ce qu’est le mensonge.

Georges Michel

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