Francophonie quand tu nous tiens !

Les chefs d’Etat et de gouvernement conviés au sommet de la Francophonie à Dakar posent à la cérémonie d’ouverture, le 29 novembre 2014
Les chefs d’Etat et de gouvernement conviés au sommet de la Francophonie à Dakar posent à la cérémonie d’ouverture, le 29 novembre 2014
Les chefs d’Etat et de gouvernement conviés au sommet de la Francophonie à Dakar posent à la cérémonie d’ouverture, le 29 novembre 2014

Le sommet de la Francophonie vient de s’achever sur une note de féminité puisque c’estMichaëlle Jean qui a été nommé Secrétaire générale pour l’OIF.

Une place qui jusqu’ici avait été occupé par des hommes. Enfin une femme à la tête de cette institution fondée et dirigée pendant des hommes pendant des nombreuses années .

Au risque de faire du féminisme de comptoir, mes chers amis les hommes l’exclusivité n’est plus à l’ordre du jour et sa déstructuration amènera à long terme un équilibre économique et sociale. Non rassurez vous, nous avons conscience que l’identité physiologique de l’homme et la femme est différente, mais si nous avons les mêmes devoirs pourquoi n’aurons nous pas les mêmes droits ?

Je ne vais pas m’attarder aujourd’hui sur la notion de parité car il existe déjà bien des débats sur cette thématique, c’est celle de la francophonie qui m’interpelle. Dans notre société capitaliste un monolinguisme est loin d’être une démarche archaïque c’est une stratégie pragmatique pour mieux communiquer et « vendre ». Cependant il n’en faudra pas oublier l’identité culturelle de chaque pays .

Les peuples ne peuvent intégrer la francophonie si dans son approche elle n’est pas source de fédéralisme et ne s’inscrit pas dans une ambition d’ancrage de la culture dans la réalité des hommes . Cette belle institution ne doit pas rester la vitrine d’une langue mais bel et bien un outil de reconnaissance des différents territoires qui la composent.

Ce n’est pas ambitieux de penser qu’il est possible avec une volonté commune de construire un « territoire francophone » où la libre circulation, l’échange d’idées et de stratégies amèneront à un équilibre économique. Comme le disait si bien Abdou Diouf « ce qui menace la francophonie c’est l’immobilisme ».

Alors Monsieur mesdames les francophones n’oublions pas que si vous nous voulons conforter la francophonie face à une mondialisation qui ne laisse aucune place à l’hésitation nous devons dès aujourd’hui nous unir pour construire une francophonie forte de propositions et de réalisations et non rester sur des amertumes passées qui obstruent notre créativité.

Annie-Monia KAKOU

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