FRONT ANTI-FRANCOPHONIE MALICK NOËL SECK ET CIE SONNENT LA CHARGE

Malick Noël Seck, membre fondateur du Front contre la Francophonie
Malick Noël Seck, membre fondateur du Front contre la Francophonie
Malick Noël Seck, membre fondateur du Front contre la Francophonie

Le Front contre la Francophonie, fort de partis politiques et d’organisations de la société civile d’ici et d’ailleurs, a lancé du lundi 17 jusqu’au 30 novembre, ses activités de contre sommet. Objectif : pour mettre à nu «le colonialisme» de la France, à travers la Francophonie, et ainsi aider les peuples d’Afrique à déconstruire le mythe de l’impérialisme. En conférence de presse organisée hier, Malick Noël Seck et cie ont tiré à boulets rouges sur le XVième Sommet de la Francophonie, qualifié de «kermesse».

«Aujourd’hui, la Francophonie n’est plus une institution qui est là pour promouvoir la langue et la culture française. C’est une organisation politique qui est là pour favoriser les intérêts de la France». Tels sont les propos tenus hier, lundi 17 novembre, par Malick Noël Seck, membre fondateur du Front contre la Francophonie, lors du lancement officiel des activités du Contre sommet de la Francophonie. Le leader du  Front national de salut public ‘’Mom Sa Rew’’, a fustigé les milliards dépensés pour ce sommet, dans un contexte où les peuples d’Afrique souffrent de toutes sortes de maux. Pour lui, les dirigeants de la zone francophone, qualifiés de «larbins de l’impérialisme», ne vont en aucun cas livrer les vraies raisons de la tenue du sommet de la Francophonie, et vont ratifier des colloques sans lecture préalable.
Pour comprendre les enjeux réels de ce sommet et de ses non-dits, l’ancien leader de la Convergence socialiste informe que du 17 au 30 novembre, toute une série d’activités, à savoir des colloques (27 et 29 novembre), concours de poésie et expositions d’Arts, rassemblement populaire, ainsi qu’un concert populaire (28 novembre) à la place de l’Obélisque, sont prévues à Dakar et à Diamniadio. A l’en croire, «l’organisation de ce contre Sommet axé autour du thème ‘’Francophonie-Francité et Identités nationales’’ et d’activités à la fois scientifiques, culturelles et artistiques, s’inscrit dans une démarche autocritique et de critique prospectives, pour enfin apprendre de nos fautes et de nos erreurs (…), apporter une réponse alternatives et sans équivoque au système en place».
Dans la même veine, Joe Diop, membre du parti politique Askanwi, plus virulent dans ses propos, a estimé que «la Francophonie, c’est le colonialisme». A l’en croire, les peuples africains ne sont toujours pas souverains, cela depuis les «indépendances de façades».  Pour lui, le sommet de la Francophonie, qu’il qualifie de «funérailles d’Afrique», est la preuve que la Francophonie est une manière pour la France «de créer une zone d’influence».
A noter pour finir que Malick Noël Seck, coordonnateur dudit front, a été convoqué hier, par la police afin d’être entendu sur les diverses manifestations publiques notifiées dans la lettre d’information déposée à la préfecture de Dakar, par ledit front.

Jean Michel DIATTA

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