Gabon: Jean Ping dénonce l’agression de son domicile par des jeunes du régime

Image-de-Berja-BONAZEBI1-890x395_cLe domicile de l’ancien Secrétaire général de l’Union Africaine (UA) a été assiégé, lundi matin, à la surprise générale. Des jeunes arrivés par petits groupes, banderoles et pancartes au bras ont commencé à scander des mots hostiles à Jean Ping, avant de saccager son domicile.

La devanture de la ruelle menant à son domicile © 2015 D.R/Binto Media

Devenu opposant au régime d’Ali Bongo Ondimba, Jean Ping se trouve dans le viseur du pouvoir depuis quelques mois. Des jeunes qui ont assiégé son domicile lundi ont cassé sa caméra de surveillance et le compteur d’électricité.

L’objectif est de caillasser le domicile de l’opposant. Après avoir cassé la caméra et le compteur, ils ont allumé le feu devant le portail, et lancé des cailloux, des bouteilles et toutes sortes de projectiles. On déplore des vitres cassées.

«C’est une bande de loubards avec des pancartes qui avaient commencé à envahir ma propriété. Ils ont tout cassé. Ils ont cassé des caméras de surveillance, ils ont cassé des lampadaires, ils ont mis le feu ici, ils ont lancé des cailloux partout, les vitres sont brisées», raconte Jean Ping.
Selon lui, les agresseurs ont exigé la libération des jeunes interpellés lors de la manifestation de l’opposition le 20 décembre dernier, et dont le nombre de morts est sujet à polémique actuellement entre le pouvoir et l’opposition. Pour le pouvoir, il y aurait eu seulement un mort alors que l’opposition parle de six morts au moins. Certains ont accusé M. Ping d’être responsable des interpellations.

Jean Ping a rapidement appelé ses collègues de l’opposition qui ont réagi promptement en volant à son secours. La suite, 16 manifestants ont été interpellés. Ainsi, interrogés par la police judiciaire, qui s’est déplacée sur les lieux, ces jeunes ont révélé avoir été invités à un meeting du parti au pouvoir et chacun d’eux devrait percevoir la somme comprise entre cinq et 10 mille francs CFA.

«C’étaient des gens qui vociféraient alors que la gendarmerie était à 100 pas, elle était du côté du lycée français. Elle n’a rien fait pour les en empêcher. C’est les méthodes d’un pouvoir qui maltraite ses propres citoyens, terrorise ses compatriotes en vue de se maintenir. Vous savez très bien qu’ils veulent attenter à ma vie», a confié Jean Ping qui a décidé de porter plainte.

Didier Assogba
Oeildafrique.com

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