Gabon: La Police disperse une marche de l’opposition contre Ali Bongo

Gabon: La Police disperse une marche de l’opposition contre Ali Bongo
Gabon: La Police disperse une marche de l’opposition contre Ali Bongo
Gabon: La Police disperse une marche de l’opposition contre Ali Bongo

Les forces de l’ordre ont dispersé à coup de grenades lacrymogènes une marche du Front de l’opposition pour l’alternance (FOPA) qui souhaitait aller déposer une plainte au tribunal de Libreville contre le président Ali Bongo Ondimba pour faux et usage de faux, a rapporté, jeudi, APA.

Ce sont bien les conséquences de la parution du livre «Nouvelles affaires africaines, mensonges et pillages au Gabon», paru aux éditions Fayard.  Pierre Péan remet en doute la nationalité du président gabonais, Ali Bongo Ondimba, qui serait, selon l’essayiste français, un fils adoptif d’Omar Bongo Ondimba, originaire du Biafra au Nigeria. Pour ces révélations, le FOPA, une coalition comprenant certains leaders de l’opposition et de la société civile, favorable à une candidature unique lors de la prochaine élection présidentielle de 2016 ainsi que des centaines de leurs partisans avaient décidé marcher pour déposer une plainte contre le chef de l’Etat pour « faux et usage de faux », sur son acte de naissance. Mais, jeudi, selon APA, les leaders du FOPA ont été stoppés net par un important cordon de sécurité composé des policiers et gendarmes lors qu’ils tentaient de se rendre au tribunal de Libreville.

Les leaders du front uni, Zacharie Myboto, Jean Ping, Pierre Amoughe Mba, Jacques Adiahenot, Paul Marie-Gondjout prennent la tête du mouvement pour tenter d’avancer vers le tribunal.

Les manifestants munis de pancartes sur lesquelles on pouvait lire ; « Ali Bongo, faux », « Ali Bongo montre nous ton acte de naissance » étaient derrière leurs leaders, notamment Zacharie Myboto, président de l’Union nationale (UN), le principal parti de l’opposition dissout en 2011, Jean Ping, ancien ministre des Affaires étrangères et ex-président de la Commission de l’Union africaine, passé à l’opposition, Jacques Adiahénot, ancien ministre, Casimir Oyé Mba, ancien Premier ministre, se sont vus refuser le droit de marcher par les forces de l’ordre lourdement déployés depuis la matinée autour du siège de l’Union nationale, lieu de départ de la procession.

Selon un responsable de la gendarmerie, la marche n’a pas reçu l’autorisation du ministère de l’Intérieur, rapporte gabonactu.

Les leaders de l’opposition qui ont tenté en vain de convaincre les hommes en treillis de les laisser marcher, le droit de manifester étant garanti par la constitution gabonaise, ont essuyé une fin de non recevoir.

L'opposant, Jean Ping se protégeant des effets des bombes lacrymogènes

C’est alors que la situation a tourné à l’affrontement entre forces de l’ordre et les manifestants. Les forces de l’ordre ont usé des grenades lacrymogènes pour disperser la foule devenue furieuse, révèle APA. Chargeant ainsi les leaders qui ont réussi tout de même à se rendre au tribunal en petit comité pour déposer la fameuse plainte contre le président Ali Bongo Ondimba qu’ils accusent de détenir un faux acte de naissance.

© OEIL D’AFRIQUE

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