Gabon-Présidentielle 2016 : Ali Bongo Odimba « gagne ou gagne »

ali bongoLe slogan « on gagne ou on gagne » a été une trouvaille de l’ancien régime ivoirien à la veille de la Présidentielle 2010 en Côte d’Ivoire. L’opinion internationale sait ce que cela a donné : une crise post-électorale dont la Côte d’Ivoire aurait pu s’en passer.

Le syndrome ivoirien semble guetter le Gabon parce que tout ce qui est mis en place dans le cadre du processus électoral par le Président Ali Bongo, s’y prête.

Treize candidats pour un scrutin à un seul tour. Il n’y a donc pas de report de voix parce que, pas de second tour. Le ridicule est qu’il ne s’agit pas d’avoir une quelconque majorité. Si le premier a 20% et que le second en a 19%, ainsi de suite, le détenteur des 20% est déclaré vainqueur. De sept ans, le mandat est passé à cinq ans et maintenant à sept ans. Rien de tout cela ne figure dans la constitution gabonaise. Le fils Bongo en est tout simplement l’héritier. Un héritage laissé par son père, Omar Bongo Odimba.

Mais Ali Bongo Odimba a plusieurs tours dans son sac. Pour ses adversaires, Il doit à tout prix gagner et il va gagner par la magie de « la technologie électorale » ou si vous voulez, par la tricherie organisée. Le  slogan made in Côte d’Ivoire, « On gagne ou on gagne » a donc sa place pourrait-on dire, dans la Présidentielle gabonaise à venir. Au Gabon comme partout ailleurs, la commission électorale, le Ministère de l’Intérieur, les Etats-Majors de l’Armée, de la Police, de la gendarmerie et autres, sont des institutions impliquées dans tout processus électoral mais, avec des missions différentes. Ce sont des structures disséminées dans la Capitale.

Seulement voilà, le Candidat Président Ali Bongo Odimba a trouvé une ingénieuse idée : regrouper les « Etats-Majors »de l’ensemble des structures citées plus haut, dans un bâtiment réquisitionné pour la circonstance par le pouvoir sortant. Il est donc le seul à connaître le motif de cette fantaisie loin de la démocratie, chantée à cor et à cri, par le régime de Libreville. Des signes évidents qui montrent bien que, ces structures aux ordres, seront mieux contrôlées par l’homme qui n’est pas certain de gagner la Présidentielle 2016. Tout laisse penser donc que, les dés sont pipés. Finalement, de quoi Ali Bongo Odimba a-t-il peur ?

C’est le lieu d’attirer l’attention des chantres de la Démocratie, des ONG, de l’opinion gabonaise et internationale face à la mascarade qui se prépare. Mascarade qui risque de conduire le Gabon droit dans le mur.

http://apr-news.fr/

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