GESTION DES AFFAIRES PUBLIQUES De la nécessité de la redevabilité et la participation

«La Participation et la redevabilité dans la conduite de l’action publique», voila le thème de l’atelier d’échange organisé par  la Direction de la Gouvernance institutionnelle ce mardi 10 septembre 2013 à l’ENA.
abdoulatif
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de bonne gouvernance, la Direction de la Gouvernance institutionnelle a initié un atelier d’échange ce mardi 10 septembre 2013 à l’ENA. Le thème de la rencontre est «La Participation et la redevabilité dans la conduite de l’action Publique».

Selon Ibrahima Dème, directeur de la Gouvernance institutionnelle au ministère de la Promotion de la Bonne gouvernance, cette stratégie adoptée «constitue le cadre national d’organisation, d’orientation de la bonne gouvernance au Sénégal, conformément aux orientations du président de la République». Toujours dans la même dynamique, M. Dème précise que les questions de «Participation et de Redevabilité» sont «au cœur des mécanismes, du système, des préoccupations en matière de bonne gouvernance» dans la mesure où elles concernent «tous les acteurs impliqués dans la gestion des affaires publiques, aussi bien l’Etat, la société Civile, les acteurs non étatiques, le secteur Privé, tous ces acteurs sont concernés par ces enjeux».

C’est l’objet de l’approche ‘’regard croisé’’ mis en avant dans cet atelier de partage avec plusieurs acteurs de la société civile. Cette approche permet, selon toujours le Directeur de la Gouvernance institutionnelle, de «voire l’expertise, l’expérience de tous les acteurs concernés qui ont eu à développer des approches participatives pour qu’on puisse les capitaliser et de voire comment renforcer les dispositifs institutionnels de promotion de la participation et de la redevabilité dans notre pays».

Dans un contexte où les marchés de grés à grés sont dénoncés de tout bord, M. Dème insiste sur l’importance d’une telle rencontre, car dit-il, «les gens s’expriment sur des questions qu’ils ne maitrisent pas». Par conséquent, la rencontre permettra aux acteurs de comprendre quelles sont les «les règles de redevavilité, comment elles doivent être mises en œuvre, quels sont les rôles et responsabilités de chacun des acteurs ?»

Pour  camper le débat, quatre experts dans divers domaines étaient chargés de débattre sur des thèmes spécifiques. Tout d’abord Fallou Mbaké Cissé, expert indépendant, a traité du «cadre juridique et institutionnel de la participation citoyenne dans la conduite de l’action publique». A sa suite, Mamadou Sène, Directeur de l’Agence régional de développement (Ard) Diourbel s’est occupé du thème «Les mécanismes de participation citoyenne et de redevabilité dans les collectivités locales».

Mamadou Thiao, de la Cour des Comptes, exposera sur le : «Cadre juridique et institutionnel de la redevabilité dans la conduite de l’action publique : quelle place pour la société civile ?». Enfin, un député qui sera désigné par le président de l’Assemblée nationale s’exprimera sur le : «Rôle de l’Assemblée Nationale dans la promotion de la participation citoyenne et la redevabilité dans la conduite de l’action publique. » A coté de ces spécialistes, d’autres personnes ressources, identifiées en fonction de leur expertise et de leur expérience sont invitées à apporter des contributions spécifiques.

Stratégie nationale de bonne gouvernance
Le Gouvernent du Sénégal a adoptée en juillet 2013 en conseil des ministres la Stratégie nationale de bonne gouvernance (Sngb). Ainsi, dans le document stratégique élaboré, le premier axe porte sur «le renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie» qui a comme quatrième sous-axe «la participation et le contrôle citoyen» qui sont considérés comme des principes fondamentaux de bonne gouvernance qui favorisent la redevabilité et la transparence.

Toute fois les règles qui régissent la participation et la redevabilité dans la conduite de l’action publique sont diverses et variées. Entre autres, au plan national «les documents de stratégies de développement de l’Etat et les cadres de coopérations avec les partenaires techniques et financiers sont élaborés avec la participation de la société civile à des degrés divers», peut-on lire dans le document qui nous est transmis.

Au plan local, l’article 102 de la Constitution de 2011 pose le principe de la participation dans le cadre de la décentralisation en stipulant: «Les collectivités locales constituent le cadre institutionnel de la participation des populations à la gestion des affaires publiques». Toujours au niveau local, les organisations de la société civile ont développé des mécanismes qui leur permettent, par diverses manières de contrôler et la participer à la gestion dans les collectivités locales.

En effet, les objectifs finaux de tous ces mécanismes sont, si on se réfère au document, de «renforcer la participation et l’implication des populations dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques locales»  ainsi que de «promouvoir la transparence et la redevabilité dans la gestion des derniers publics».

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Promotion de la bonne gouvernance, Chargé des Relations avec les Institutions, Abdou Latif Coulibaly. Le séminaire a vu la participation des représentants de l’Etat du Sénégal, des partenaires techniques et financiers et de la société civile sénégalaise. S’y trouvait aussi les représentants de l’Etat, de la société civile et des partenaires techniques et financiers tels que le Pnud, l’Usaid, l’Ue, Oxfam, entre autres.

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