Gestion du quotidien national : La Cnts/Soleil soutient son Cheikh

cheikh-thiam-dg-soleil«L’astre de Hann» risque de ne pas trop briller ces jours-ci. A l’origine, d’un côté la section Cnts, et de l’autre le Synpics et le Stls qui menacent de brouiller le ciel déjà lourd qui surplombe le quotidien Le Soleil.

Scission dans les rangs de l’Intersyndicale du quotidien na­tional Le Soleil ! La section de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) dudit journal rame à contre-courant de la déclaration commune des sections Syndicat des professionnels de l’Information et de la communication (Synpics) et du Syndicat des travailleurs libres du Sénégal (Stls, affilié à la Cnts-Fc) du Soleil.

«Depuis la journée de réflexion organisée par la section Cnts au lendemain de la fête du 1er mai 2013, on semble assister à un échauffement du front social au Soleil. Nous tenons à rappeler à l’opinion que notre section n’est nullement partie prenante à ces agitations», rappelle Birahim Diouf, secrétaire général de la section Cnts du Soleil.

A son avis, la section Cnts souligne qu’elle n’est nullement engagée dans cette lutte. «Aucune Assemblée générale n’a défini de plan d’actions ni mandaté les syndicalistes qui ont organisé ladite conférence de presse», a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse au siège du journal Le Soleil, tenue hier, sur la polémique née de la déclaration des sections du Synpics et du Stls.

La section Synpics et Stls du Soleil ont dénoncé, avant-hier, lors d’un point de presse la mauvaise gestion «à la fois humaine, technique et financière» de leur directeur général Cheikh Thiam. Ils reprochent surtout à M. Thiam de recruter un conseiller spécial qui devrait gracieusement percevoir 1,2 million francs Cfa par mois et d’une logisticienne qui «n’a aucune notion du journalisme».

Sans occulter les 4 milliards de francs reçus par le Dg et qui seraient passés par pertes et profits. Des déclarations qui n’engagent pas la Cnts, qui a décidé de se «désolidariser» de l’action du Synpics et du Stls. Elle informe ses membres qu’elle ne fait plus partie de l’Inter­syn­dicale regroupant toutes les sections locales du Soleil.

Pour la section de la Cnts du Soleil, la gestion décriée par les autres syndicalistes est antérieure à celle du Dg Cheikh Thiam. «De 2005 à 2009, avant l’arrivée de l’actuel Dg, nous avons vécu une des situations les plus désastreuses au Soleil. Et aujourd’hui, les sections Synpics et Stls veulent torpiller le processus de redressement bénéfique à ses travailleurs.

N’est-ce pas que ceux qui s’agitent aujourd’hui étaient de connivence avec l’ancienne direction ? Aujourd’hui que le vache à lait alimente tout le monde, salaires à pic, pèlerinages à la Mecque et à Rome, les droits à la retraite payés, le 13ème mois rétabli, ils se permettent de semer la zizanie, alors qu’il n’y a aucun problème au Soleil», argumente-t-on.

«Un billet pour la Mecque…»

Du côté de l’autre camp, la réplique ne s’est pas fait attendre. Les autres syndicats ont indiqué qu’ils se battent plutôt contre la gestion calamiteuse du Dg. «De­puis son arrivée en 2009, le Dg a recruté 54 personnes dont 32 administratifs. Une situation qui fait que l’on se retrouve à deux voir trois administratifs sur un journaliste. Alors qu’on est dans une maison de presse. C’est la raison pour laquelle nous avons fait une mutualisation des trois syndicats pour dénoncer cet état de fait.

Cette conférence de presse (celle d’hier) est organisée par un groupuscule. Il y a des membres de son syndicat qui ne se reconnaissent pas dans ses déclarations. Pis, jusqu’à hier (lundi), le secrétaire général de la section de la Cnts (Birahim Diouf) était avec nous. On ne sait pas ce qui s’est passé pour qu’il retourne sa veste. En tout cas, récemment nous avons été informés que le secrétaire général (de la section Cnts) a bénéficié d’un billet à la Mecque pour cette année suivant le pouvoir discrétionnaire du Dg», fulmine-t-on. 

Des accusations presque battues en brèche par le concerné. «Nous ne nous sommes même pas vus avec le Dg. Et puis, je vous signale que je suis à huit ou neuf mois de la retraite. Ce n’est pas un directeur général qui va m’influencer sur ce que je dois faire. Au contraire, en tant que sage de cette boîte, je dois me battre pour léguer aux jeunes un climat social apaisé, l’unité dans les rangs de l’intersyndicale», se défend M. Diouf. 

nmseye@lequotidien.sn

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