« Gloire au pays où l’on parle » : Le Sénégal en est-il une exception ?

Quand dans un pays ,l’on ne se parle pas, ce sont les armes qui finiront par parler. Ce penseur ne savait pas si bien dire quand il affirmait un tel propos de l’ordre contingent.

Dans le cas très spécifique du Sénégal, pouvoir et opposition ont toujours du mal à dialoguer. Gloire au pays où l’on parle, disait Clemenceau. Le Sénégal est-il une exception à cette règle ?

Tout un monde de contradictions continue d’émailler les relations entre le pouvoir et l’opposition depuis 2012.Aucun consensus n’a pu être dégagé dans le processus électoral. Le pouvoir a toujours usé de sa force pour faire passer ses desseins.

Et aujourd’hui, il remet le glaive car il se préparerait aux élections locales et législatives. Mais le plus important dans un pays comme le mien, c’est que les Sénégalais arrivent à se parler, à se concerter, à dialoguer à cœur ouvert afin de replacer le Sénégal au cœur de sa teranga au sens démocratique du concept. Et dans un pays où l’on refuse de se parler, c’est les rames qui finiront par parler .

Pourtant, le Sénégal n’est pas inscrit dans cette dynamique va-t-en guerre mais il vaudrait mieux que tous les acteurs du landerneau politique national accordent leurs violons autour d’un dialogue inclusif, consensuel et porteur.

Le Sénégal ne saurait être une vitrine démocratique en Afrique au Sud du Sahara où ses acteurs politiques répugnent toujours à s’asseoir autour d’une table.

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