GO- Cahier d’un retour au pays des vilaines mœurs

Va-t-en, te dis-je, gueule de flic, gueule de vache ! Va- t’en, je déteste les larbins de l’ordre et les hannetons de l’espérance. Va-t-en, mauvais gris-gris, va-t-en assassin de punaise de moinillon, prédateur de pisse-copies et de convictions. rewmi

Casse-toi sale flic ! Comme si cela ne suffisait pas de commencer à faire du pays une oasis de trafiquants de drogue, alors que naguère, on n’indexait que les pays voisins, comme si cela ne te suffisait pas de confisquer le crack des dealers pour un usage honteusement personnel, alors que tu t’es bâti une réputation d’honnête policier méritoire de la république, voilà qu’à présent tu te retournes vers la presse, simplement parce qu’elle a mis à nu tes pratiques mafieuses, mais voilà aussi qui fera désormais de toi un paria de ta corporation, avec ton linge sale étalé en public qui fera désormais de toi un paria invétéré.

Rien ne pourra plus t’absoudre de tes péchés.

T’en prendre aux boys de Madiambal Diagne et les menacer de mort, simplement parce qu’ils ont
levé le scandale de la drogue, ne te servira pas à grand chose car, tu ne pourras jamais museler
l’ensemble de la presse. Consacre plutôt le peu de dignité qui te reste à essayer de laver notre
honneur à l’étranger ? Sois plus zen à te retrouver et laisse la presse en paix, gueule flic, gueule de
vache. Elle n’a fait que dénoncer des pratiques d’égout.

Cébé

PS : Toute ressemblance avec le «Cahier d’un retour au pays natal» d’Aimé Césaire, ne serait pas
tout à fait fortuite. Elle relèverait de la dénonciation de l’odeur rance de la corruption, et de la force
putréfiante des ambiances crépusculaires qui arpentent le quotidien de la drogue et des flics ripoux.

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