GO Quand les flics fument le crack de la paix

Il n’a pas tort le ministre de l’Intérieur, le général Pathé Seck, quand il parle de duel fratricide, dans cette affaire de drogue qui oppose deux anciens boss de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis).oh yeah ils nous trompent

Que se passe-t-il exactement entre Cheikhna Cheikh Sadibou Keita et Abdoulaye Niang ? De simples promotions ou affectations dans la police valent-elles tout ce tohu-bohu et tout ce déballage sur la place publique ? Assurément non. Ce n’est pas très flic comme attitude. Ça pue même la rupture totale, quelque part, entre ces deux chefs. Mais, ne comptez pas sur leur gentillesse pour vous expliquer le fond des choses. Il n’y a que Dame Justice qui pourrait nous en apprendre davantage, si elle se faisait, un tout petit peu, fouineuse.

Elle pourrait bien nous dénicher de gros cafards dans les confidences de «Chico Takei» relayées parla presse d’hier, tellement se dégage une fragrance de règlement de comptes ou de la délation pure et dure.

Par exemple, cette façon désinvolte de nous parler de l’importance de la mafia nigériane au Sénégal ! Ou alors, cette affaire de boulettes brûlées pompeusement sur la plage et qui ne contiendraient aucune once de drogue ! Ou enfin cette saga de trafiquant prêt à allonger trente millions de francs Cfa, rien que pour un simple bonjour !

Des curiosités donc que toutes ces déclarations qui devraient inciter les enquêteurs à essayer d’y voir plus clair. Et qu’ils nous expliquent aussi, pendant qu’ils y seront, pourquoi douaniers et policiers sont prêts à s’entretuer pour être affectés à l’aéroport Léopold Sedar Senghor. Le seul béguin «aérien» du métier ?

Cébé