GRE A GRE ENTRE SENELEC ET AFRICA ENERGY Pape Dieng confirme et justifie

Interpelé sur le marché de gré à gré liant sa structure à Africa Energy dont le quotidien Libération a fait cas dans son édition d’hier mercredi, le directeur général de la SENELEC, Pape Dieng, a d’abord tenté de justifier avant de confirmer.
Dans sa parution du mercredi 24 juillet, le quotidien Libération avait évoqué une éventuelle nébuleuse dans un marché de gré à gré entre la SENELEC et Africa Energy.  pape_dieng-senelec_1

Selon le directeur de Sénélec, «  A l’arrivé président Macky Sall en 2012, on a trouvé un dossier a travers lequel le gouvernement précédent s’était mis d’accord avec KEPKO électrique power, une société Coréenne, pour acheter le KW/h à 85 f CFA sans aucune taxe en retour que la société Coréenne doit payer. » Selon Pape Dieng, « La société coréenne devait simplement investir en retour 300 milliards au Sénégal. » Et d’ajouter « D’après les calculs effectués par les experts, les 85  f CFA  sont plus profitables à la société Coréenne qu’à l’Etat du Sénégal sachant que la taxe couterait entre 6 à 10 F Cfa le kw/h. A l’avènement du président Macky Sall, le gouvernement a essayé de remédier en proposant le prix du Kw/h à 66 F FCA, ce que KEPKO avait accepté.

Concernant le contrat avec Africa Energie, une filiale des ICS, M. Dieng explique qu’ « au delà des 66 f le prix du Kw/h, la structure investisse 300 milliards au Sénégal et elle sera chargée de construire la ligne entre la centrale et le poste de transformation. Avec africa Energy, la SENELEC pourrait vendre le kw/ h à 117 f CFA et il n’y aura pas d’augmentation de Tarif, mais plutôt on pourra prétendre à une baisse. Le gré à gré existe, mais c’est profitable à l’Etat du Sénégal donc je ne vois aucune anormalité la-dessus.

PERTURBATIONS SUR LE RESEAU ELECTRIQUE
Senelec sur la défensive, le ministre se fait « client »

Comme à son habitude, la Senelec par la voix de son directeur général, n’est jamais fautive encore moins responsable des perturbations qui interviennent sur le réseau électrique. A l’occasion hier, mercredi, d’une journée d’échange sur les risques électriques en période hivernale, le directeur général de Senelec, interpelé sur lesdites perturbations, a, entre autres, mis tout sur le dos sur le « niveau de technologie de la boîte ».

En présence du ministre de l’Energie et des Mines Aly Ngouille Ndiaye, de Momar Ndao, président de l’Association des consommateurs du Sénégal (ASCOSEN), et de l’imam Youssoupha Sarr, les autorités de la SENELEC ont entamé depuis hier mercredi à Dakar une rencontre de deux jours sur le thème des dispositions à prendre pour éviter les risques d’accidents électriques, souvent récurrents en période hivernale. Une panoplie d’actions a été déclinée pour permettre aux usagers de prévenir les dangers liés aux accidents électriques souvent mortels. Par ailleurs, il a été question des facteurs favorisant les accidents. Entre autres facteurs il y a les conditions atmosphériques, tel que la foudre, les inondations et les vents violents.

Le non respect des normes comme les branchements anarchiques, le matériel de contre façon, le non respect des périmètres de sécurité des ouvrages électriques et la méconnaissance de la conduite à tenir face à un sinistre d’origine électrique sont d’autres raisons qui favorisent les  accidents électriques, occasionnant des pertes en vie humaines.
Pour le ministre de l’Energie, «il ne s’agit plus d’une communication de réaction axée principalement sur des communiqués explicatifs de délestages ou d’incidents techniques, mais du cheminement du plan de redressement et de mise en œuvre d’une politique de communication proactive et dynamique.»

Cependant, s’il s’est réjoui de l’initiative de sensibilisation ainsi entreprise par la Senelec, le ministre de l’Energie n’en a pas moins «invité» la Société nationale d’électricité (SENELEC) à « réduire ses délais d’intervention, lors des perturbations sur son réseau électrique et surtout à automatiser la recherche de défaut».

Au directeur général de Senelec qui tente de s’abriter derrière l’argument que « Les clients sont plus compréhensifs si de toute évidence la cause de l’interruption est extérieure à la société, mais sont assez durs quand la coupure est du fait de la Senelec», Aly Ngouille Ndiaye rétorque que «Les clients ne cherchent pas à savoir l’origine de la coupure, car ne pouvant pas faire la différence. Il faudrait que la SENELEC puisse engager des actions qui permettent aussi de contrôler ses installations.»

Et lorsque le directeur général de Senelec revient à la charge pour mettre les perturbations sur le réseau sur le dos du niveau de technologie de Senelec qui, selon lui, «ne permet pas de trouver les pannes sur son réseau électrique », le ministre de l’Energie, lui, estime que «La SENELEC doit trouver une solution au niveau du système de veille, car il ne suffit pas seulement de dire que nous attendons l’appel des clients, car beaucoup d’entre eux n’appellent pas, surtout quand il s’agit de coupures d’électricité répétitives.»

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