GUEDIAWAYE Aliou Sall, Cheikh Sarr, Malick Gackou, Bocar Sadikh Kane … Qui sera le … maire des lieux ?

MAIRIE GUEDIAWAYE Aliou Sall, Cheikh Sarr, Malick Gackou, Bocar Sadikh Kane
MAIRIE GUEDIAWAYE Aliou Sall, Cheikh Sarr, Malick Gackou, Bocar Sadikh Kane
MAIRIE GUEDIAWAYE Aliou Sall, Cheikh Sarr, Malick Gackou, Bocar Sadikh Kane

A Guédiawaye, il y aura deux guerres : entre l’Apr conduite probablement par Aliou Sall et ses alliés du Ps et de l’Afp ; entre Benno bokk yaakaar et l’opposition. L’on risque de noter le même scénario dans les grandes villes pour les Locales de mars 2014.

La bataille des Locales mettra aux prises la majorité présidentielle et l’opposition, mais aussi Benno bokk yaakaar (Bby) et l’Alliance pour la République. Ce sera donc le cas à Guédiawaye qui prend le relais avec des querelles en vue et un risque d’implosion de «la coalition des coalitions». Le frère du président de la République, Aliou Sall, a annoncé la couleur en se déclarant candidat à la mairie dirigée par Cheikh Sarr, membre de Benno ak Tanor.

Une défiance au Parti socialiste (Ps) qui, à l’origine, était le… maire des lieux puisque le défunt Chérif Macky Sall avait repris «sa» commune qu’il avait perdue aux Locales de 2002. Ousmane Tanor Dieng n’accepterait pas que ce bastion important dans la stratégie de conquête de Dakar tombe entre les mains de l’armée Apr.

Guédiawaye est, en effet, un symbole de la bataille à longue distance, avec le leader de l’Alliance des forces de progrès (Afp), Moustapha Niasse qui compte, sans doute, sur son numéro 2, Malick Gackou. Ce serait être naïf de rêver que l’ancien ministre du Commerce avait démissionné du gouvernement de Abdoul Mbaye pour envisager une retraite anticipée.

L’ex- président du Conseil régional de Dakar est allé se ressourcer dans l’arène avec une campagne de parrainage qui lui donne plus de muscles pour l’affiche de mars 2014. Aliou Sall aura donc à faire avec les écuries du Ps et de l’Afp particulièrement. A moins que Niasse et Macky Sall parviennent à un compromis. La formule la moins évidente, puisque Gackou, qui avait claqué la porte de Macky avec fracas, pourrait se rebeller contre celui qui trouve en lui «un modèle irremplaçable».

Apr, Pds, Bokk gis gis…

En 2009, le Ps et l’Afp s’étaient partagés Guédiawaye et Pikine par la force de Benno siggil senegaal (Bss). Cette fois-ci, après le slogan «gagner ensemble et gouverner ensemble» du second tour de la Présidentielle et des Législatives, ce sera, pour Aliou Sall, «gagner seul et gérer seul» à Guédiawaye.

Pourtant, si certains responsables du parti au pouvoir préfèrent que l’Apr aille aux Locales en solo, d’autres attendent la décision de leur leader qui, dit-on, va en discuter «avec tact» avec ses alliés pour ne pas provoquer l’implosion de Bby. Surtout dans un contexte où le départ de Idrissa Seck et Rewmi a baissé le moral de la troupe.

Sauf qu’au-delà de la guerre interne de Benno bokk yaakaar, il y a aussi l’opposition, le Pds notamment évincé par Bss, qui entend reconquérir le pouvoir local. Même si, pour l’heure, l’ex-maire libéral, qui a rejoint Bokk gis gis de Pape Diop, Bocar Sadikh Kane se terre encore dans son silence.

Il est pourtant en train de «travailler» pour la reconquête de Guédiawaye et croit encore qu’il a simplement été emporté par le vent du changement qui a soufflé en 2009, avant 2012. Aliou Sall, crédité d’un poids sur le papier pour son statut de «candidat au pouvoir  et du pouvoir», avec son portefeuille «argenté» ne le décourage guère.

«J’ai démystifié l’argent. Ce n’est pas ce qui va élire quelqu’un», a dit Bocar Sadikh Kane. Il faudra pourtant ce «nerf» pour gagner la guerre du 14 mars. Il sera donc au rendez-vous sous la bannière de Bokk gis gis ou d’une coalition, même avec le Pds. «Wade a annoncé la couleur des retrouvailles libérales de toute façon», dit-il. M. Kane ne cracherait peut-être pas non plus sur une proposition de son ancien parti de diriger la liste de Guédiawaye. Pour le moment, Oumar Sarr et Cie ne peuvent compter que sur la seule Woré Sarr.

En gros, une coalition de l’opposition (Pds, Rewmi, Irp ou de la société civile)- c’est le scénario qui se dessine d’ailleurs avec la marche du 8 octobre prochain- pourrait sérieusement déranger l’Apr et/ou ses alliés.

hamath@lequotidien.sn

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