HABRE EN GARDE A VUE Ses avocats parlent d’«enlèvement illégal»

hissen_habre-gardesLes avocats de Hissène d’Habré ont vivement dénoncé l’«enlèvement », selon eux, de leur client.

Dans un communiqué dont nous avons reçu copie,  Me Ibrahima Diawara et Me François Serres retracent le fil des événements, de ce dimanche matin, fustigent le déni par l’Etat du Sénégal des droits élémentaires de l’ancien homme fort du Tchad, avant de demander la libération immédiate de leur client.

«En début d’après midi, ce dimanche 30 juin un individu prétendant être membre du GIGN a demandé à être reçu par le Président Habré à son domicile.

Dès que le Président est descendu pour le recevoir, une dizaine d’individus non identifiés ont fait intrusion dans sa maison et l’ont enlevé devant les membres de sa famille impuissants en présence d’une telle force ayant pénétré illégalement en violation du domicile du Président.

Le Président Habré a été emmenée de force hors de sa maison, alors même qu’aucune convocation, ou mandat de perquisition ou d’arrestation émanant d’une juge ne lui a jamais été notifié».

Dénonçant de la façon la plus ferme l’arrestation de l’ancien homme fort du Tchad, ses avocats défenseurs  ont parlé d’enlèvement illégal qui constitue une violation des plus graves des droits du Président Habré.

Pour autant, ils ont demandé sans fioritures la libération immédiate de Hissène Habré. Et Me Ibrahima Diawara et Me François Serres de préciser : « A ce jour, aucune procédure n’a été initiée par les Chambres africaines, aucun juge n’a été désigné pour instruire l’affaire.

La presse a simplement relaté plusieurs voyages effectué par le Procureur Général des Chambres en Belgique et au Tchad, mais les magistrats sénégalais censés instruire l’affaire n’ont pas à ce jour initié leur enquête ; ils n’ont pas davantage été saisis ; autant dire que l’arrestation du Président est dénuée de toute base légale ».

Et pour couronner le tout, le pool d’avocats de Habré fait remarquer que « la défense du Président Habré n’a pas été davantage informée d’une quelconque convocation du Président en vue de son inculpation. C’est donc en violation de tous les principes de droit que le Président Habré a été arrêté.

Les autorités sénégalaises font une nouvelle fois la preuve de leur parfait mépris pour les principes de justice et le respect des droits de l’homme».

Moctar DIENG Sudonline

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