Idrissa Seck et Macky Sall : deux politiciens de la sarabande

SONY DSCCommençons par le premier, un inconnu, pauvre  devient brusquement plus riche que Crésus en un quart de tour. Il faut le voir pour le croire.

Qu’a-t-il de particulier par rapport aux autres ?

Qu’a-t-il apporté à la démocratie et à la bonne gouvernance,  lequel s’érige comme le cheval blanc de pacotille, mué en maître du chapelet du diable qu’il est, si ce n’est qu’il est multimilliardaire depuis l’alternance de l’arnaque généralisée ?

Peut être que le protocole de rebeuss  y était pour quelque chose, non ?

 Pour ceux qui veulent entendre le discours insultant la conscience des sénégalais, il est présenté comme le messie, l’homme de la  providence avec son armada de jeunes plus diplômés que   tout le reste de l’échiquier politique, semble-t-on nous dire à demi mot.  Nous ne pouvons pas comprendre l’acharnement aveugle de certains commentateurs zélés ayant déjà choisi depuis belle lurette leur camp et qui tirent à boulets rouges sur Niasse et OTD.

Le second, Macky sall, tirait, hier, le diable par la queue, prend son envol au lendemain de l’arnaque organisée au nom du butin, à grand spectacle, après avoir bien été le directeur de wade qu’il arrosait de tous les éloges imaginaires en 2007, puis  défenestré comme un malfrat, pour avoir fourré son nez dans les mêmes eaux troubles de la peste bien connue, alors qu’il ne s’est jamais prononcé sur les mds de Taïwan, quand bien même il était au cœur de l’Etat. Non tout n’est pas permis !

Un peu de retenue et de modération ! Alors, pourrions-nous comprendre le chaud et le froid d’une certaine stature, tantôt dans ses gongs, lorsqu’il est question du PS ou de l’AFP, mais tantôt très obscure avec des prises de position alambiquées, mais très nuancée quand il s’agit du maire de la cité du rail ou de Macky. Bizarre, non ? Non, nous ne pouvons pas boire tout !

La respectabilité de façade est bien à la mesure des moyens peu honorables dont il dispose, aujourd’hui. Un enrichissement indigne du raccourci politique.  Nous le disons à haute et intelligible voix et personne ne nous fera changer d’avis sur la question qui fâche.

Moustapha Niasse et OTD pouvaient être  les leaders charismatiques  pour gagner les élections présidentielles de février 2012. Abdoulaye Bathily n’est candidat de rien puisque les sénégalais, semble-t-il, votent dans leur majorité par appartenance ethnique, religieuse, même si on ne veut pas l’admettre.

Depuis Senghor à nos jours, rien n’a changé. On décide en lieu et place des sénégalais par le « ndiguël » plus soft. Les affinités confrériques priment sur tout. Le vote est bien sectaire et non politique. Que cela plaise ou non ! Ce n’est pas pour rien que les candidats se bousculent chez les chefs religieux à l’approche des scrutins. C’est bien une anomalie de la démocratie dans notre pays.

De quelle honorabilité ces deux larrons disposent-t-ils donc ?

Nous ne sommes pas des chèvres, encore moins des veaux. Paraît-il que les deux travaillent bien, pendant que les autres, eux, cramponnés dans leurs contradictions les plus criardes, s’arrachent les cheveux dans un charivari insoutenable et qui se livrent dans une guerre  sans merci de position pour porter la candidature de benno.

Le duo Macky-idrissa complaisamment encensé et  auréolé d’épithètes de ramassis ne valent nullement son pesant d’or, pour nous, sauf  peut être les esprits partisans,  qui s’autoproclament distributeurs exclusifs de bons points à l’égard des uns dont le moins qu’on puisse dire,  ne sont guère des augustes, pour avoir connu leur petite ascendance de celui qui est désormais disqualifié dans la course à venir.

Macky, idrissa partagent les mêmes valeurs que leur mentor, Abdoualye wade. Leur représentativité en terme de voix bidouillées par des sondages bidon n’est que virtuelle, car nous ne  sommes  pas assez dupes pour retourner en arrière de 50 ans.

Naturellement avec l’argent glané en éclair, il peut se payer le luxe d’avoir à ses côtés de jeunes talents, certes. Mais les sénégalais sont-ils amnésiques au point de brûler leurs voix à un thaumaturge imaginaire de la dernière heure. Curieux !

Le combat continue !

Par Ahmadou Diop

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*