Il y a près de 36 millions d'esclaves dans le monde

esclavage moderneHommes, femmes ou enfants, 35,8 millions de personnes sont réduites en esclavage dans le monde, révèle une organisation de défense des droits de l’Homme, lundi 17 novembre. Le chiffre est en hausse de 20% par rapport à 2013, non pas à cause d’une explosion du nombre de cas, mais en raison d’une meilleure méthodologie.

Selon cette enquête menée par la fondation Walk Free (PDF en anglais), “l’esclavage moderne est présent dans l’ensemble des 167 pays” couverts par l’étude : il peut s’agir de traite d’êtres humains, d’exploitation sexuelle, de travail forcé, de servitude pour dette ou de mariage forcé ou arrangé.

Islande et Luxembourg, deux pays exemplaires
Cinq pays concentrent à eux seuls 61% des personnes exploitées : l’Inde arrive largement en tête avec 14,3 millions de victimes, devant la Chine (3,2 millions), le Pakistan (2,1), l’Ouzbékistan (1,2) et la Russie (1,1). Suivent le Nigeria, la République démocratique du Congo, l’Indonésie, le Bangladesh et la Thaïlande. En bas du classement, l’Islande et le Luxembourg sont les pays les plus exemplaires, avec seulement 100 victimes chacun. La France compte, elle, 8 600 victimes.

Si l’on examine le pourcentage de la population réduite en esclavage, la Mauritanie connaît la plus forte proportion de victimes (4%). “L’esclavage est enraciné dans la société mauritanienne”. Les “Maures noirs”, descendants de Noirs asservis par les Arabes berbères arrivés en Mauritanie au XIe siècle, continuent de servir les “Maures blancs”. Suit l’Ouzbékistan (3,97%), où chaque automne, plusieurs millions d’hommes, femmes et enfants sont contraints par le gouvernement de participer à la récolte du coton. Enfin, vient Haïti et ses “restaveks”, des enfants pauvres placés comme domestiques dans des familles riches.

Même si l’Europe dispose de la proportion de personnes exploitées la plus faible (1,6%), elle compte quand même 566 200 victimes, souvent d’une exploitation sexuelle ou économique. Selon le rapport, seuls les Etats-Unis, le Brésil et l’Australie ont mis en place des mesures pour endiguer l’esclavage moderne dans les marchés publics et les chaînes logistiques des entreprises établies dans leur pays.

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