Ils risquent des peines allant de 2 à 3 ans de prison ferme pour avoir fait échapper Quatre femmes, dont une Française, une Ghanéenne, une Guinéenne et une sud-Africaine

L’affaire avait fait la une des journaux en 2012. Quatre femmes, dont une Française, une Ghanéenne, une Guinéenne et une sud-Africaine avaient réussi à s’échapper à la prison pour femme de Rufisque où elles étaient détenues pour trafic international de cocaïne. Les gardes pénitentiaires et les personnes mises en cause dans cette affaire ont comparu, hier, à la barre du tribunal correctionnel de Dakar. Ils risquent des peines allant de 2 à 3 ans de prison ferme.

Angélique Bassène, Alioune Faye et Ibrahima Goumbassa ont été présentés, hier, au Président du tribunal correctionnel de Dakar pour y être jugés pour les délits d’association de malfaiteurs et négligence ayant facilité une évasion. S’agissant des faits, ils se sont déroulés au courant de l’année 2012. Ce jour-là, vers les coups de 4 heures du matin, des femmes s’étaient évadées pour se fondre dans la nature.

L’enquête des éléments de la section de recherches a révélé que les pensionnaires avaient demandé à sortir de leurs cellules pour aller aux toilettes. Elles ont été escortées par les gardes mais, à leur retour, les gardes pénitentiaires n’avaient pas refermé à clé les portes de la cellule.

Les détenues ont profité de cette négligence pour prendre la poudre d’escampette. Pis, les gardes n’étaient pas à leur poste au moment des faits. Ce qui laisse croire que l’acte serait volontaire. Pourtant, à la barre, hier, Angélique Bassène, une des gardes pénitentiaires qui devait assurer la garde cette nuit-là, n’a pas reconnu la négligence. Tout de même, elle a reconnu avoir ouvert la porte des cellules des évadées au moment où elles voulaient se soulager. Et qu’à leur retour, elle n’avait refermé ni le crochuet ni le cadenas.

« Les toilettes de la chambre 3 n’étant pas fonctionnelles, elles ont fait leurs besoins dans les toilettes qui se situent à l’extérieur avant de regagner leurs cellules. Quelques instants après, j’ai entendu les autres détenues taper à leur porte, disant que des prisonnières s’étaient évadées », a-t-elle déclaré.

Le parquet a demandé qu’on aussi décerne des mandats de dépôt aux détenus

Sur une question de savoir est-ce qu’elle était à son poste, elle rétorque : « j’étais au niveau du poste de police, mais à un moment donné, j’ai quitté pour aller à la cuisine. Et c’était la responsabilité du chef de poste de vérifier si toutes les portes étaient fermées». Pour sa part, Alioune Faye, agent pénitentiaire à la retraite depuis 2013, aussi impliqué dans cette affaire,  a dit, pour se dédouaner, qu’il était au niveau du corps de garde, c’est-à-dire son temps de repos.

Selon lui, les détenues ont pu escalader le mur de la prison grâce à une chaise trouvé sur les lieux. Ibrahima Goumbassa lui est poursuivi pour association de malfaiteurs et complicité d’évasion. L’enquête a montré qu’il aurait facilité la mission aux prisonnières. Ce qu’il a formellement nié devant les juges.

« J’étais passé à la prison, ce jour-là, pour une simple visite de courtoisie à ma nièce Madeleine et aux deux autres. Je n’étais en contact avec aucun parent des évadées. Après mon passage, on m’a informé tôt le matin que ma nièce s’était évadée», a-t-il dit à la barre.

Il faut dire que Goumbassa a apporté les bagages de sa nièce en Guinée. Le frère d’une des détenues a lui aussi envoyé de l’argent. Mieux, la nuit des faits, une des détenues l’a appelé au téléphone. C’est au regard de tout cela que le maître des poursuites a demandé au tribunal de le déclarer coupable et, pour la peine, de le condamner à 3 ans de prison. Poursuivant, le maître des poursuites estime que cette évasion a été bien organisée.

Ainsi a-t-il demandé la requalification des faits de négligence en complicité d’évasion. Il a requis 2 ans de prison ferme et a également demandé qu’on décerne un mandat de dépôt à tous les prévenus. La défense, elle, a plaidé pour la relaxe, arguant que rien ne prouve que les mis en cause ont fait exprès de laisser les portes ouvertes. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 18 janvier prochain

Rewmi

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