INCENDIE – Soupçons de règlement de comptes à Sandaga : La police sur les traces de commerçants pyromanes

Des pistes commencent à émerger des ruines pour lever le coin du voile sur les vraies origines de l’incendie ravageur qui a consumé dans la nuit du vendredi à samedi le marché Sandaga. Des sources policières font état d’un acte de commerçants pyromanes et dégage la piste du court-circuit. L’enquête en cours livrera, d’ailleurs, ses troublants résultats sous peu.

Les premiers éléments de l’enquête sont renversants : La main de l’homme serait derrière le violent incendie qui s’est déclaré dans la nuit du ven­dredi au samedi au marché Sandaga de Dakar réduit presqu’en cendres.

D’après des sources policières, la piste d’un court-circuit agité aux premières heures de l’affaire est déjà rangée dans les tiroirs des supputations. Le Quotidien a appris que les Renseignements généraux auraient découvert qu’un groupe de commerçants concernés et consternés par la mesure de déguerpissements serait derrière cet acte de pyromanes «savamment» orchestré.

Des marchands qui, se plaignaient du caractère «sélectif» de la mesure du préfet de Dakar épargnant les propriétaires des cantines situées aux alentours du vieux bâtiment de Sandaga, auraient utilisé un puissant produit inflammable pour consumer tout le marché à une vitesse incroyable. Arrivés sur les lieux 6 mn après la déclaration du feu, les sapeurs-pompiers ont constaté que les flammes s’étaient déjà propagées dans une grande partie du marché. Ils ont maîtrisé le feu après 6 h de lutte intense.

Evidemment, les enquêteurs ont constaté aussi que l’incendie s’est déclaré hors du bâtiment. Constat : Les «pyromanes» ont identifié le point névralgique du marché pour provoquer l’incendie et retarder l’intervention des sapeurs-pompiers qui se sont retrouvés avec des issues encerclées par les flammes. En cours, l’enquête de la police ne devrait pas tarder à démasquer les auteurs de cet acte.

Consternées par les dégâts matériels causés par le feu et chiffrés à plus d’un milliard de francs, les victimes qui avaient leurs marchandises stockées dans le bâtiment avaient, pourtant, indexé les autorités étatique et municipale.

«C’est un sabotage. C’est évident. Ils (les autorités) ont brûlé le bâtiment pour nous obliger à partir» soutenaient ces victimes. A qui profite le «crime» ? «A personne», tranche un interlocuteur, stupéfait par le caractère dévastateur de l’incendie qui a consumé Sandaga en 6 h.

Écrit par Thiebeu NDIAYE

tndiaye@lequotidien.sn

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