INHUMATION DU CHEF DE GARAGE D’OUROSSOGUI MYSTERE SUR LA MORT DE TIDIANE THIOYE

mort INHUMATIONRetrouvé sans vie dans les eaux du fleuve Sénégal, le chef de la gare routière a été inhumé ce vendredi dans le cimetière municipal de Ourossogui où les commentaires sont allés bon train sur l’épais mystère qui entoure toujours les conditions de sa mort.

C’est donc dans la ville dans laquelle résidait Tidiane Thioye, le chef de la gare routière de Ourossogui, que son corps a été inhumé. L’enterrement qui s’est déroulé aux environs de 16 heures a drainé une foule considérable, émue et recueillie, composée de ses proches et sa famille, en plus de nombreux individus qui ont fait le déplacement. Sur place, l’émotion se lisait sur tous les visages, particulièrement ceux des transporteurs, dont bon nombre de ses collaborateurs avaient du mal à retenir leurs larmes.  
 
Sur le registre des déclarations de reconnaissance formulées, le défunt qui porte l’enseigne d’avoir toujours été un homme ouvert et convivial, recueillera plusieurs témoignages d’affection. Comme on s’y attendait du reste, les commentaires sont allés bon train sur l’épais mystère qui entoure toujours les conditions de sa mort. 
Pour rappel, le défunt qui avait quitté son lieu de travail dans la journée du mardi 14 octobre avait été tout simplement porté disparu par les siens qui n’auront plus de contact avec lui. Il était devenu injoignable car son téléphone ne répondait plus…
 
Le mercredi matin, un corps retrouvé sans vie sera repêché au niveau du Diamel, un défluent du fleuve Sénégal, à quelques encablures du village du même nom dans la commune de Matam. La dépouille acheminée par les sapeurs pompiers à la morgue de l’hôpital de Ourossogui se révélera être plus tard celle du chef de la gare routière que des proches auraient identifié. Noyade, mort accidentelle, meurtre, la disparition de Tidiane Thioye taraude les esprits et alimente les commentaires.
 
 Selon certaines observations sur la question, les zones d’ombre à éclaircir portent à tout point de vue d’abord sur les raisons qui l’ont amené au niveau du fleuve. S’il reste entendu qu’entre la gare routière de Ourossogui et le défluent du fleuve Diamel, on parcourt près de seize (16) kilomètres. Le défunt, natif de Aéré Lao est de surcroît un habitant du diéri sans contact direct avec le fleuve.
A ce titre, le commissariat de police de Matam, qui est rentré en possession des résultats de l’autopsie, poursuit son enquête pour déterminer les causes du décès du chef de la gare routière qui a laissé deux veuves et plusieurs enfants.

Pape Moctar NDIAYE

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