INSECURITE: L’HEURE EST GRAVE A KEUR MASSAR

L’insécurité c’est la première des inégalités », disait l’homme d’Etat français Jean-Pierre Rafarin. Une vérité absolue car avec l’agression de l’artiste-chanteur massarois Chingo ce mercredi à la décharge de Mbeubeus, le débat sur l’insécurité à Keur Massar refait encore surface. Et le pire de tout cela, c’est l’impuissance des autorités de la commune. C’est pourquoi j’interpelle directement le Chef de l’Etat pour le règlement définitif de cette problématique. En commençant bien par démanteler ce réseau de délinquants et de trafiquants de drogue à Mbeubeus. Après les malfaiteurs, je reviens pour dénoncer l’attitude de certaines autorités. La première d’entre elles que je mets au banc des accusés, c’est le Commandant de la brigade de la Gendarmerie de Keur Massar. La première autorité sécuritaire de la commune qui dit à Chingo: « On va tous vous tuer », selon les témoins, alors que l’artiste était tout simplement venu l’informer de l’agression dont il vient d’être victime. Comment celui qui est censé assurer la sécurité des populations peut réagir de la sorte? Et comme pour se « débarrasser » de Chingo, le Commandant lui dit d’aller à la Police de Malika car le lieu d’agression appartient à cette commune.

Mais que dire du centre de santé de Keur Massar dont l’accueil est fortement décrié par les Massarois. Quand Chingo a été humilié par le Commandant de la Gendarmerie, il est allé à l’hôpital. Et là encore, il a poireauté pendant trois heures de temps avant qu’on le prenne en charge. Car le seul médecin légiste en service, nous dit-on, n’était pas encore là. Arrivé donc à 16 heures, l’artiste n’a reçu ses premiers soins qu’à 19 heures. Autant dire que l’heure est grave à Keur Massar.

Djiba DIAO

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*