Interpol traque pour la première fois des criminels environnementaux

Interpol traque pour la première fois des criminels environnementaux
Interpol traque pour la première fois des criminels environnementaux
Interpol traque pour la première fois des criminels environnementaux

L’organisation policière internationale a émis une liste de neufs suspects prioritaires à arrêter. Elle compte pour cela sur l’aide de chacun.

Ils sont neuf à être propulsés au statut d’ennemi public numéro 1 par Interpol. Tous ont un point commun: ce sont des criminels environnementaux. Interpol, l’organisation policière internationale, a décidé de solliciter l’aide du public en diffusant mondialement leurs noms et leurs portraits de manière à récolter davantage d’informations sur eux et arriver à mettre la main sur eux.

Ce n’est pas la première fois qu’Interpol sollicite l’aide du public de cette manière. Depuis l’arrestation du pédophile Vico, dont la photo avait été largement diffusée sur Internet en 2007, Interpol lance régulièrement de tels appels pour retrouver des fugitifs. Ainsi depuis 4 ans, elle mène chaque année une opération «Infra», au niveau global ou régional (Infra est l’acronyme d’International fugitive round up and arrest). Se sont ainsi succédées Infra-Red (en 2010 et 2012), Infra-SA (2011) concentrée sur le Sud-Est asiatique et les criminels pédophiles, et Infra-America (2013) concentrée sur l’Amérique centrale et les trafiquants de drogue et d’armes.

Une première

La liste diffusée pour cette opération Infra-Terra auprès du public comporte trois Européens, trois Africains, deux Asiatiques et un Nord-Américain. «Ce ne sont pas des braqueurs, explique au Figaro le chef du service de recherche des fugitifs, Stefano Carvelli. Mais les agissements de ces personnes peuvent avoir des conséquences directes sur la santé des populations, par exemple en ce qui concerne le trafic de déchets. Lorsqu’il s’agit du braconnage d’animaux, l’atteinte n’est pas directe pour l’homme, mais menace la survie de l’espèce visée.»

Cibler «des individus spécifiquement recherchés pour des atteintes à l’environnement» est une première pour l’agence, basée à Lyon. Il est ainsi reproché à ces individus: enlèvement, détention d’armes, décharge illégale de déchets toxiques, trafic d’ivoire, chasse d’animaux protégés, de trafics d’animaux protégés, de piraterie, d’infraction au droit de la pêche ou encore exploitation forestière illégale.

Une opération lancée depuis longtemps

Les profils diffusés ne sont qu’une petite partie des personnes recherchées dans le cadre de cette opération, qui concerne au total 139 fugitifs dans 36 pays. «Il s’agit d’affaiblir des réseaux criminels, précise Stefano Carvelli. Si on regarde le profil des personnes recherchées, on se rend compte qu’ils ne peuvent agir seuls dans leurs activités. Nous nous attaquons à des structures.»

L’opération a débuté bien en amont par des séminaires de formation des structures locales dans plusieurs régions du monde. Elle est ensuite entrée en phase opérationnelle début octobre, lorsque les pays concernés se sont rencontrés pour échanger des informations. Elle entre maintenant dans sa phase médiatique et publique avec la diffusion des profils, «par tous les médias possibles».

Interpol affirme que les précédentes opérations «infra» ont permis d’interpeller près de 600 personnes.

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