Interprétation simultanée des débats dans l’hémicycle : L’Assemblée parle six langues nationales

Assemblée nationale du Sénégal
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Les parlementaires sénégalais, avec l’ambassadeur Dominique Dellicour, chef de Délégation de l’Union européenne (Ue) au Sénégal, ont procédé au lancement du système d’interprétation simultanée des débats à l’Assemblée nationale. Le projet, visant à renforcer, entre autres, la démocratie interne, cible six langues locales : le sérère, pulaar, soninké, diola, mandinka et wolof.

L’installation du Système d’interprétation simultanée des débats à l’Assemblée nationale du Sénégal vise à renforcer la démocratie dans l’hémicycle. Il va permettre à chaque député de comprendre ce qui est dit en français, s’il n’est pas alphabétisé dans cette langue ou dans les autres langues nationales parlées.

A l’occasion du lancement dudit projet sur le hall de l’Assemblée nationale, l’ambassadeur Dominique Dellicour, chef de Délégation de l’Union européenne au Sénégal, a informé que le système d’interprétation simultanée est un outil pour traduire, en six langues nationales, les débats dans l’hémicycle. Il s’agit du sérère, pulaar, soninké, diola, mandinka et wolof.

«L’U­nion européenne (Ue) a cofinancé, avec l’Assemblée nationale du Sénégal, ce système d’interprétation, en coopération avec le Parlement européen. L’ap­pui du Fonds européen de développement a permis l’acquisition de 7 cabines mobiles entièrement équipées d’équipements audio et de sonorisation pour un montant de 300 millions de F Cfa», renseigne Dominique Delli­cour.

Pour pérenniser cet investissement, elle précise qu’il est important de mettre en place une structure administrative responsable des interprètes de conférence. D’après Penda Ndiaye Cissé, régisseur du projet d’appui de l’Ue, en faveur de l’Institution parlementaire, le projet est géré, selon le modèle décentralisé, par un régisseur, un comptable mis à disposition par l’ordonnateur délégué, le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, un chargé de projet, etc.

Les bénéficiaires de cette formation, indique Mme Cissé, estimés au nombre de 21 interprètes, sont des diplômés de l’enseignement supérieur, ayant une maîtrise de l’une ou deux des langues nationales choisies. Ils ont été sélectionnés, dit-elle, à l’issue d’un appel à candidature avant de suivre un stage en techniques d’interprétation.

«Le projet prendra fin le 17 janvier 2015. Et nous allons faire l’évaluation des politiques publi­ques sur le terrain, les missions dans les régies financières et des sessions de renforcement en techniques de communication pour tous les députés qui le souhaitent», décline Penda Ndiaye Cissé.

pnsouane@lequotidien.sn
Stagiaire

Pape Nouha SOUANE et Pape Codé GUEYE

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