ISRA ET EMPLOI DES JEUNES De nouveaux centres de formation pratique aux métiers agricoles

L’ISRA envisage d’expérimenter des Centres de formation pratique aux métiers agricoles (CFPMA) dans plusieurs de ses sites, pour permettre aux acteurs locaux d’être accompagnés par des techniciens en agriculture. L’annonce a été faite par son Directeur général, le Dr Macumba Diouf.isra_macoumba_diouf_3

En réponse à une interpellation des députés par rapport au rôle de son institut dans la lutte contre le chômage des jeunes, il a révélé que «ces centres permettront de favoriser l’auto-emploi dans le milieu rural». Car «à l’issue de la réhabilitation et de l’ouverture des centres et stations de l’ISRA, nous avons demandé à l’Etat que les jeunes qui sont sur place puissent être accueillis dans ces centres et être formés aux techniques modernes de l’agriculture», a-t-il expliqué. Et de marteler: «notre présence au Sénégal doit servir à créer des emplois».

A l’en croire, cette formation, se fera avec les grandes cultures, notamment l’arboriculture fruitière, l’horticulture, le maraîchage, l’élevage, l’aquaculture et la pisciculture.

Ainsi, une fois les connaissances acquises, ces jeunes  pourront mener des activités de production agricole de manière rentable. «C’est un peu pour renforcer les capacités des producteurs locaux, y compris les jeunes, afin de les encourager à pratiquer l’agriculture de manière professionnelle», a-t-il dit.

Macoumba Diouf précise que c’est cela le concept des centres de formation pratiques qui sont disséminés à travers le pays, mais qui sont ouverts aux jeunes ruraux. Ces derniers seront formés, encadrés et accompagnés pour s’installer dans leur localité. «Nous avons démarré avec le CFPMA de Bambey qui est déjà en expérimentation avec la saison pluviale où des jeunes ont semé de l’arachide, du niébé, du sorgho, sur un peu moins de vingt hectares», a-t-noté.

Et les jeunes déjà formés seront maintenus sur le site pour les cultures de contre-saison. «Aujourd’hui, nous développons les cultures pluviales. Le choix se fait de manière participative avec les collectivités locales», a-t-il souligné.

En réponse à une question du député Seynabou Wade sur les inondations, le directeur de l’ISRA a expliqué que les zones d’inondation peuvent être récupérées et profiter même aux populations déplacées. Pour cela, il faut y développer l’agriculture périurbaine dans le cadre de la récupération et valorisation de ces zones comme c’est le cas dans beaucoup de pays comme au Maroc.

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