Israël « ne permettra pas que ses soldats soient traînés devant la CPI »

4548963_3_fdf6_le-premier-ministre-israelien-benjamin_df6b7ead8baa6072172c6390020339aa« Nous ne permettrons pas que les soldats et les officiers de Tsahal soient traînés devant le tribunal de La Haye. » Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a lancé un message très clair vis-à-vis de la justice internationale, alors que l’Autorité palestinienne a officiellement demandé à adhérer à la Cour pénale internationale (CPI).
« Ceux qui doivent être poursuivis sont les dirigeants de l’Autorité palestinienne qui ont fait une alliance avec les criminels de guerre du Hamas (…) L’Autorité palestinienne a décidé de confronter l’Etat d’Israël et nous ne resterons pas les bras croisés ».
Le but de l’adhésion des Palestiniens à la CPI est de citer à comparaître des dirigeants israéliens devant le tribunal de La Haye, dont la mission est de poursuivre les auteurs de génocides, crimes contre l’humanité ou crimes de guerre.
De leur côté, les Israéliens envisageraient de poursuivre devant des tribunaux aux Etats-Unis et ailleurs le président palestinien Mahmoud Abbas et « de hauts responsables palestiniens » selon un communiqué publié samedi et attribué à « des sources proches d’un responsable gouvernemental israélien ». Ce texte ne donne toutefois aucun détail sur où et quand ces poursuites pourraient être lancées.

LE VERSEMENT DE TAXES SUSPENDU
Les Israéliens ont déjà riposté à cette offensive diplomatique palestinienne en gelant le versement de plus de 100 millions d’euros de taxes dues à l’Autorité palestinienne. Depuis les Accords d’Oslo sur l’autonomie conclus en 1993, Israël collecte pour le compte de l’Autorité palestinienne des taxes qu’il lui reverse chaque mois. Ces fonds représentent près de la moitié du budget palestinien. Le ministère des finances palestinien a indiqué que l’Autorité rencontrait des difficultés à payer ses fonctionnaires en raison de ce gel.
Etat observateur à l’ONU depuis fin 2012, la Palestine peut désormais rejoindre des organisations internationales et Mahmoud Abbas a signé – au lendemain du rejet par le Conseil de sécurité d’un projet de résolution palestinienne sur la fin de l’occupation israélienne – vingt nouvelles conventions, dont le Statut de Rome qui régit la CPI.

Le Monde.fr avec AFP

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