JOAL-FADIOUTH Une route coupée, des localités polarisées isolées et des pertes énormes ….

Dimanche, en fin de matinée, nous sommes à hauteur de la digue anti sel de Joal-Fadiouth érigée pour la rétention des eaux pluviales et le retour de la riziculture. Voilà que les eaux de ruissellements des points bas , bas fonds ou autres dépressions lagunaires de Thiamassas , Aga Biram , Aga Ndimack , Balabougoiu et Ndianda ont convergé vers la digue et le Mama Nguedj, créant un véritable déluge avec des ilots de mangrove dans un océan artificiel continuant à provoquer des soucis . Là , aucune perte en vie humaine n’est déclarée .route_coupee_pte_cote

Les engins utilisés pour les travaux de la digue et le bribes du baraquement de chantier sont emprisonnés par les eaux . Des passagers sont trouvés sur les lieux . Ils ne peuvent plus continuer leur route . Ils font face à d’autres de la rive occasionnelle . Certains plus audacieux cherchent à braver le tirant d’eau pour traverser .

Les chauffeurs de Samba Dia et un conseiller rural de Fimela trouvés sur place tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences du délabrement de la route suite au débordement des eaux de la digue. Pour eux, la menace était là depuis plusieurs jours ne provoquant aucune réaction. Ils demandent une intervention rapide des pouvoirs publics car les vivres de soudure des greniers sont détruits.

En plus, les fruits hivernaux et autres produits halieutiques commercialisés pour assurer la subsistance avant les premières récoltes ne peuvent plus être convoyés et vendus en quelques heures, en une demi-journée. Une journée ne suffit pour cela. La perte de la mobilité est évoquée avec l’isolement des villages de Ndiarogne, Fadial, Kobogoye, Samba Dia, Palmarin et Fissel .Une quinzaine de village est coupée de leur localité -centre  Joal-Fadiouth. Les paysans de l’île aux coquillages ne peuvent plus aller aux champs. Pour rejoindre Joal-Fadiouth, les habitants de ces localités citées sont obligés de faire un contournement de 100 kilomètres à la place des 40 normaux en passant par Ndiosmone, Thiadiaye pour rejoindre Mbour.

Sadibou Diakhaté, le président du regroupement des transporteurs de la zone, insiste sur la perturbation du trafic et l’importance de la route .En moyenne selon ses enregistrements, des véhicules divers au nombre de 200, des transports en commun, des camions frigorifiques, des bus touristiques empruntent quotidiennement cette voie, de même que des voitures légères et autres charrettes.

Les ponts de Ndianda et de Foua sont affectés rudement. L’axe Nguéniène –Thiadiaye est coupé. Deux grosses entailles ont provoqué l’affaissement du pont de Ndianda. L’ouvrage est fermé à la circulation .Les bassins de rétention naturels ou artificiels n’ont pu stocker les eaux de pluie ni à Foua, Aga Ndimack, Balabougou et de Péthiaka. Le représentant du village de Nguéniène demande une intervention de l’Etat pour leur permettre de se déplacer .La gendarmerie a mis en place une barrière pour éviter les traversée risquées

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*