JOURNEES PORTES OUVERTES DE LA JUSTICE Le Palais Lat Dior à l'épreuve du mouvement d'humeur du Sytjus

Le Palais de Justice de Lat Dior a abrité hier, mercredi 3 juillet, la cérémonie de lancement de la deuxième édition des journées portes ouvertes de la Justice. Placées sous le thème: «Quelle est la place de la justice de proximité dans la rapidité de traitement du contentieux commercial pour une justice moderne et performante?», l’ouverture de cette édition a été marquée par un mouvement d’humeur du Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjus).Palais de Justice de Dakar

Le ministère de la Justice a procédé au lancement de la deuxième édition des journées portes ouvertes de la justice. La cérémonie de lancement officiel s’est tenue hier, mercredi 3 juillet 2013 au Palais de Justice de Lat Dior en présence des autorités de cette institution. Empêché, le Garde des sceaux, ministre de la Justice, Aminata Touré s’est fait représenté à cette cérémonie par le premier président de la Cour d’appel de Dakar, Demba Kandji.

Dans son adresse, le président de la Cour d’appel a indiqué que la raison d’être de ces journées portes ouvertes du ministère de la Justice est de «rapprocher la justice du justiciable» et «mettre le juge et le justiciable sur le même niveau de langage». Dans le hall de ce temple de Thémis sénégalais, le dispositif devant servir de cadre d’accueil et d’échanges sur les différents aspects de la Justice avec le public est déjà sur place. Il s’agit de stands d’informations sur: le Parquet de la République, le Parquet général, le Tribunal Régional Hors Classe de Dakar, la Cellule d’orientation, gestion et maintenance, la Cours d’appel, le Tribunal du Travail Hors Classe pour ne citer que ceux-là.

Dans ces différents points, «des magistrats, des greffiers et des avocats se tiendront à la disposition du public pour répondre à leurs questions», a renseigné le président de la Cours d’appel de Dakar. Sous ce rapport, il a lancé un appel aux citoyens, à saisir, dit-il, «cette occasion pour s’informer sur l’organisation de la Justice, la Justice de proximité et le fonctionnement de la Justice des contentieux commerciaux» dont le rôle, selon lui, «est important dans le développement économique».

Visite guidée
A la suite la cérémonie d’ouverture marquée par l’allocution du président de la Cours d’appel de Dakar, les confrères qui ont pris part à ce lancement officiel ont bénéficié d’une petite visite de découverte du Palais de justice de Lat Dior. De l’avis des organisateurs, l’objectif de cette petite promenade dans les locaux du Palais de Justice (grande salle des délibérés, la salle des criées et les différentes salles d’audience) est de faire connaitre le fonctionnement de la justice, durant ces 72 heures de journées portes ouvertes, aux usagers qui le souhaitent. Dans cette foulée, le service des casiers judiciaires, la cave du tribunal et le département de l’Action Educative en Milieu Ouvert (AEMO) ont été visité. Arrivée au service des casiers judiciaires, le responsable de ce service très convoité par les Sénégalais, surtout pendant les grands concours administratifs à l’occasion desquels, selon lui, le nombre de demandeur de ce document dépasse la barre de 1000 (dépôts) par jour.

Même les condamnés reçoivent un casier judiciaire vierge?
Interpelé sur le mode de fonctionnement de ce service, il a déclaré: «je suis le seul fonctionnaire de ce service, les jeunes que vous voyez-la, sont des volontaires qui offrent gratuitement leur service parce qu’ils ne sont pas payés». «Sans eux, je ne saurai quoi faire avec les 500 demandes de casiers que je reçois quotidiennement», a-t-il encore soutenu.
Répondant à une question sur les ayants droit à ce document capital, il a révélé: «on n’a pas, à notre disposition une base de données concernant les condamnés. Sur ce, pour tous ceux qui déposent une demande, on leur délivre leur casier vierge. On ne cherche pas à savoir s’ils sont condamnés ou pas». Cette situation est, à son avis, liée à l’absence de registres de jugement.

Toutefois, cette information est pourtant rejetée en bloque par le secrétaire général de la Cours d’appel de Dakar, Souleymane Téloko. A en croire ce dernier, le procureur de la République contrôle tous les dossiers de demande de casiers avant d’y poser sa signature. Et que l’absence de ce registre de jugement auprès du service des casiers est selon lui, liée au caractère secret de ces registres de jugement que la loi protège.

«Le Sytjus en brassards rouges»
L’autre temps fort qui a marqué la cérémonie de lancement officiel des journées portes ouvertes de la Justice, tenue hier au Palais de Justice de Lat Dior est le mouvement d’humeur du Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjus).  Les membres de ce syndicat protestaient contre «la suppression progressive des fonds communs alloués aux greffiers». Ces derniers comptaient, disaient-ils, réserver «un accueil chaleureux», à leur manière, à leur ministre de tutelle, qui s’est fait représenter à cette cérémonie d’ouverture par le président de la Cours d’appel de Dakar.

Visiblement pris, au dépourvu par ce changement de dernière heure, les grévistes ont tout simplement décidé de boycotter cette cérémonie d’ouverture en ne prêtant aucune importance au discours de Demba Kandji. Ils ont brandis des brassards rouges et scandé des slogans hostiles à la Garde des sceaux pendant que celui-ci délivrait son message.

In the Spotlight

Barthélèmy Dias : «La lutte ne fait que commencer»

by Ahmadou Diop in A LA UNE 0

La mobilisation de la plateforme «Aar linu bok» de ce 14 juin a été une grande réussite. C’est ce qu’a déclaré ce samedi Barthélémy Dias. Ce dernier  avertit, cependant, que «la lutte ne fait que [...]

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*