KAOLACK-SECURITE DANS LA GESTION DES PRODUITS HALIEUTIQUES Les femmes transformatrices à l’école de la propreté

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GESTION DES PRODUITS HALIEUTIQUES

Vingt-cinq femmes transformatrices de produits halieutiques dans les zones situées au centre du pays ont été initié aux nouvelles connaissances en techniques de gestion et conservation des produits de la pêche.

Après une semaine de pratique (du Jeudi 10 au Vendredi 18 Octobre dernier), elles ont d’ailleurs reçu leurs lettres de reconnaissance samedi dernier, lors de la cérémonie de fin de stage que présidait le maire la commune de Kaolack, Madieyna Diouf.

Cette formation autrement intitulée « formation pour la professionnalisation des femmes mareyeuses dans les marchés aux poissons », entre en effet dans le cadre des ateliers nationaux de formation que le ministère de la Pêche et des Affaires maritimes a initiés à l’intention des femmes mareyeuses et des femmes transformatrices, dans le but de leur offrir de nouvelles techniques de gestion sanitaire des produits tirés de la mer.

Financé dans le cadre du programme de la commission européenne ACP Fish II, à partir de son 9ième Fonds pour le développement, ce projet est aussi réalisé grâce au concours technique du Bureau d’études «Cofrepêche ». Il a pour but d’apporter partout au niveau des centres de transit des produits de mer, des marchés et autres locaux de conservation, les conditions d’hygiène nécessaires en conformité avec les normes sanitaires définies par les organisations internationales.

Au Sénégal la problématique des conditions d’hygiène dans les marchés est devenue depuis plusieurs décennies une équation à plusieurs inconnus que les autorités veulent coûte que coûte résoudre pour réussir leur programme de santé publique.

La formation pour la professionnalisation des femmes mareyeuses dans les marchés aux poissons a été précédée par une visite téléguidée, effectuée par une délégation d’agents administratifs et un expert de contrôle de qualité sur les marchés aux poissons de Touba, Tivaoune, Thiès, Kaolack et Tambacounda pour une évaluation correcte des normes sanitaires dans la gestion des produits au sein de ces centres de spéculation ou de conservation.

Ces études ont toutefois révélé que dans la plupart des marchés du pays, les dispositions qui devaient être prises en termes d’hygiène et en faveur d’une bonne gestion des produits sont souvent lésées du fait d’un déficit de formation ou d’un manque de moyens matériels pouvant permettre aux usagers des marchés de dérouler des activités saines dans un cadre sain.

Ainsi, fort de ce constat, le ministère de la Pêche et des Affaires maritimes et ses partenaires a ainsi initié un module de formation de cinq (5) jours destiné à 25 bénéficiaires sélectionnés dans chacune de ces localité cibles. Il faut dire que grâce à cette formation, ces femmes qui sont aujourd’hui plus d’une centaine à travers le pays, ont toutes pu accroître leurs connaissances sur la conservation des produits, sur la manière de lutter contre la contamination, le nettoyage, la désinfection, la durée de vie des produits, la pêche, la qualité et la transformation des produits.

Abdoulaye FALL Sudonline

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