Karim Wade privé de son droit de visite

Une journée à Oumar Sarr a Rebeuss avec Karim WadeDans un reportage de Wal Fadjri du 14 juin 2013 titré « Une journée à Rebeuss avec Wade-fils », réalisé par Georges Nesta DIOP, il est fait état des conditions de vie du détenu politique Karim Meïssa Wade arbitrairement arrêté pour un délit présumé d’enrichissement illicite et emprisonné à la Prison centrale de Rebeuss. Morceau choisi :

« De la prison centrale de Rebeuss où il séjourne depuis le 17 avril dernier, Karim Wade cristallise toutes les attentions. La Mac est devenue un lieu de pèlerinage où tous les libéraux se retrouvent maintenant chaque mercredi pour dire toute leur sympathie à l’ancien «ministre du ciel et de la Terre».

Comme un président, Karim Wade, reçoit, écoute, consulte et donne des directives depuis sa cellule. Il voit défiler devant lui au moins 500 personnes chaque mercredi. »

Une journée à Oumar Sarr a Rebeuss avec Karim Wade 2

A la suite de cet article évoquant le nombre astronomique de visites que reçoit chaque mercredi le détenu politique Karim Meïssa Wade, Macky Sall se braque et ordonne une limitation brutale du nombre de visiteurs à cinquante personnes. En fait, l’objectif est clair : il tente de diviser la popularité de Karim M. Wade par dix.

Après avoir paniqué devant la notoriété grandissante du détenu politique le plus célèbre par les temps qui courent, changé le jour de la visite qui est passé du mercredi au lundi – étant entendu que le mercredi 19 aucun accès n’a été permis au motif fallacieux que Mme Viviane Wade doit venir voir son fils – et donc bloqué les fidèles militants à la cause de Karim Wade venus le voir, c’est une autre tactique qui a été mise au point consistant d’abord à tenter de les décourager par des manœuvres enfantines (entrée par une porte, sortie par l’autre), puis à autoriser un nombre maximum de visites.

Il se trouve que ce chiffre de cinquante n’a même pas été atteint et moins de la moitié a pu voir Karim Wade ce lundi 24 juin 2013, ce qui constitue une violation grave au regard de la loi sur la détention d’un détenu politique injustement isolé de la vie courante et contre lequel aucune preuve de culpabilité n’a été apportée.

Sahnoun Ndiaye
Sahnoun Ndiaye

La colère monte du fait des transgressions incessantes du régime de Macky Sall des droits les plus élémentaires des citoyens. L’interdiction du droit de manifester est devenue la règle. En un an, Macky Sall a interdit plus de manifestations que Wade et Diouf réunis.

Affamés, il n’est plus possible pour les Sénégalais de le manifester. L’intolérance étant érigée en système de gestion, alors la seule voie qui s’offre est de s’y opposer en usant du droit de combattre l’ignominie. La résistance à l’oppression est un droit. Macky Sall ne peut pas régulièrement et allègrement fouler le droit du pied et vouloir exiger le silence aux citoyens victimes de sa dictature.

Sahnoun Ndiaye

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