Karim WADE Se Lance : «Je Veux Bâtir Un Sénégal De Prospérité, De Paix, Et De Concorde Nationale»

Dans une contribution adressée aux participants du colloque international pour la paix, tenu se samedi, à Dakar, le candidat déclaré du Pds à la présidentielle, a décliné ses ambitions pour le Sénégal. 

«Je veux bâtir un Sénégal de prospérité, de paix, et de concorde nationale», écrit-il dans son discours épistolaire. Pour ne pas dire son prêche dans lequel il fait ressortir son savoir sur l’islam et les familles religieuses au Sénégal.

Le candidat du Pds à la prochaine présidentielle, se fait de plus en plus présent au Sénégal, malgré son «exil». La preuve par ce discours qu’il a envoyé aux participants du colloque international sur la paix tenu à Dakar, ce samedi. «Chers frères et sœurs, dignes fils de nos guides et de nos familles religieuses, cette assemblée me réconforte d’autant plus que lorsque j’ai traversé la lourde épreuve de plus de trois ans de privation de liberté, injustement, chacune de vos familles respectives, (Touba, Tivaouane, Ndiassane, Niassène, Thienaba, descendants du vénéré Omar Foutiyou Tall, Médina Gounass, le cardinal de l’Eglise, jusqu’aux fins fonds du Boundou, pour ne citer que celles-là) toutes ces grandes figures m’ont témoigné de leurs prières, leur affection, leur solidarité et leur marque de sympathie. C’est cela qui a amoindri la douleur de cette épreuve et même a inspiré le fondement du programme que je vais proposer au peuple sénégalais, aux prochaines échéances électorales de 2019. C’est avec vous et l’ensemble de tous les segments de notre société, que je veux bâtir un Sénégal de prospérité, de paix, et de concorde nationale», a écrit Karim Wade dans son discours pour ne pas dire son prêche, depuis Doha.

Chers frères et sœurs, auguste assemblée, poursuit-il, «ce témoignage historique sur l’une de nos personnalités de notre société, n’est-il pas suffisant pour nous faire comprendre que, non seulement nous devons préserver les fondements de notre propre histoire, mais que même notre sacerdoce doit être de vulgariser à travers le monde cette lumière, ce flambeau de paix et de concorde entre les peuples.»

Karima Wade de rassurer les participants que, «comme vous, mon seul repère, ma seule boussole qui guide mes actions, s’inspirent de la philosophie de paix, de tolérance et de concorde nationale que mon guide spirituel, Cheikh Ahmadou Bamba, n’a cessé, durant toute sa vie, d’utiliser comme fondement de la communauté qu’il a bâtie.

L’islam, après avoir pénétré cette partie de l’Afrique, a été adopté par de grands hommes soufis qui ont su éclairer notre peuple, à travers de grandes confréries : la Khadria, le Tidianya et enfin le Mouridisme dont le fondateur Cheikh Ahmadou Bamba a incarné la synthèse de toutes ces grandes écoles de soufisme». Quand j’observe ce monde actuel, marqué par une série de violences aveugles interconfessionnelles, souligne Wade-fils,

«je m’étonne et deviens meurtri par cette trajectoire de non-sens que notre monde contemporain est en train de suivre. Pour étayer ce point d’interrogation face à cette bizarrerie irrationnelle, je ne fais que convoquer cette époque des premières heures de l’islam : lorsque les premiers disciples du prophète Mohamed (Psl) étaient persécutés à La Mecque, doit-on oublier qu’il avait conseillé à certains de ses compagnons d’aller demander asile et refuge auprès de la communauté chrétienne d’Ethiopie, pays se situant en Afrique noire.»

Georges Nesta DIOP

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