Kenya : La police réprime une manifestation de l’opposition devant la commission électorale

MANIF KENYALa police anti-émeute kényane a violemment dispersé lundi une manifestation de l’opposition qui demande la dissolution de la commission électorale, jugée partisane.

La police est intervenue lundi 16 mai alors que plusieurs centaines de manifestants se dirigeaient vers le siège de la Commission électorale nationale et indépendante (IEBC), dans le centre de Nairobi. Raila Odinga, 71 ans, le chef de l’opposition et candidat malheureux à la présidentielle de 2013 était présent, et a rapidement été évacué par ses agents de sécurité.

La coalition d’opposition emmenée par l’ancien Premier ministre et plusieurs organisations de la société civile réclament la dissolution de la commission électorale, qui avait organisé la présidentielle de 2013 remportée par Uhuru Kenyatta, 54 ans, et dont le résultat avait été contesté par Odinga.

« La police a recours à une force excessive et non nécessaire contre des manifestants pacifiques. Ces violences ne sont pas du tout justifiées », a-t-il déclaré. Il a promis de poursuivre son mouvement de manifestation tous les lundi.

Plusieurs journalistes de l’AFP présents ont vu des manifestants jeter des pierres sur les forces de l’ordre, ce qui avait déjà été le cas lors du précédent rassemblement.

Le pare-brise du véhicule de Raila Odinga a été endommagé lors de la manifestation. On ignorait la nature du projectile ayant provoqué l’impact et Odinga a précisé qu’il ne se trouvait pas dans sa voiture au moment de l’incident.

La police dément les violences

Dans la soirée, l’inspecteur général de la police, Joseph Boinet, a qualifié de « fausses » les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles la police avait tiré sur le véhicule d’Odinga.

Le porte-parole de la police, George Kinoti, a précisé que « seuls des gaz lacrymogènes avaient été utilisés pour disperser les manifestants ». La police n’a pas fait usage de tirs à balle réelle, a-t-il ajouté.

Des manifestations similaires, organisées devant les locaux de la commission électorale, ont également été dispersées à Kisumu et Kisii, dans le sud-ouest du pays.

Source : Jeune Afrique

 

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