Keur Massar : Mystère autour de la mort du chef de la Brigade spéciale des Douanes de l’Aibd, tué par balle

La Brigade spéciale des douanes de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass est, depuis hier, sans son patron. Le Contrôleur des Douanes, Cheikhou Sakho, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été retrouvé mort dans son véhicule, à la lisière de la forêt de Keur Massar. «Il a été tué d’une balle à la tête».  

Tel un coup de massue en pleine nuque, la nouvelle de la mort brutale du patron de la Brigade spéciale de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass a sonné plus d’un, au sein de la grande famille des gabelous. Dans l’entourage familial du défunt, l’ébruitement de la mauvaise nouvelle a laissé aphone certains. Cheikhou Sakho, puisque c’est de lui qu’il s’agit, «est parti comme il a toujours vécu… dans la discrétion», ont confié des proches qui se sont prêtés à nos questions. Son corps sans vie a été retrouvé hier, «aux environs de 3H30mn», à la lisière de la forêt de Keur Massar, par les pandores de ladite localité. Une constance corroborée par le Bureau des relations publiques et de la communication des douanes qui, à travers un communiqué rendu public hier, affirme que «le corps sans vie de Cheikhou Sakho a été découvert par les éléments de la Brigade de gendarmerie de Keur Massar, au cours d’une patrouille dans leur secteur de compétence».

À l’ébruitement de la nouvelle de cette mort brutale du patron des douanes de l’Aibd, la Brigade de la Gendarmerie de Keur Massar qui a ouvert une enquête, applique la règle du «motus et bouche cousue». Aucune information relative aux circonstances de cette mort ne suinte.

Les derniers instants du défunt

Déterminé à crever l’abcès sur ce crime, «L’Obs» a densifié ses investigations, en fouinant dans l’entourage du défunt, pour retracer les derniers instants du patron des douanes de l’Aibd. Des recoupements et autres confrontations de données, votre canard est en mesure de révéler que le jour du drame, le contrôleur des douanes, Cheikhou Sakho, a quitté tard son bureau. Précisément aux environs de 2 heures du matin, après y avoir tenu une réunion qui a tiré en longueur. C’est donc lessivé que Sakho a pris congé de ses collègues. Il embarque dans son véhicule conduit par son chauffeur. Direction Keur Massar où ils habitent tous les deux. Généreux, il décide d’abord de déposer son chauffeur chez lui. Ce, malgré l’heure tardive. Après s’être assuré que son chauffeur est bien rentré dans son domicile, Cheikhou a pris le volant de son véhicule et a vidé les lieux pour rallier le domicile de sa seconde épouse, sis à la Cité Gendarmerie de Keur Massar. Il est environ 3 heures du matin. Seulement, le contrôleur des douanes n’arrivera jamais chez lui. En cours de route, à hauteur de la forêt de Keur Massar, s’arrête brutalement sa vie.

Ces questions qui taraudent les esprits des enquêteurs

A-t-il été agressé, victime d’un règlement de compte, ou d’un braquage qui a mal tourné… ? Nous donnons notre langue aux chats. Toujours est-il qu’il sera retrouvé aux environs de 3H30mn par les pandores de la Brigade de Keur Massar en patrouille dans la zone. Cependant, si nous ne sommes pas en mesure d’être catégoriques sur la cause et le mobile du crime, car n’étant pas dans le secret de l’enquête, nous sommes en mesure de rapporter des révélations de tailles, soufflées par des sources concordantes. Il s’agit notamment de «la découverte, dans le véhicule du défunt, d’une arme à feu. Est-ce son arme de service, l’arme du crime ? L’enquête ouverte par les pandores permettra certainement de répondre à ces questions. Mais d’emblée, la logique permettrait de retenir que l’arme pourrait être celle du défunt. «On voit mal le meurtrier tirer sur sa victime, pour ensuite abandonner l’arme dans le véhicule du défunt, sachant que ses empreintes pourraient être relevées sur le pistolet. Sauf si le meurtrier est un adepte des films de fiction, expert dans l’art de maquiller un crime en un semblant de suicide. Autre révélation soufflée par nos sources, «en sus de l’arme en question, il a été découvert dans le véhicule du défunt, son téléphone portable et d’autres effets personnels de valeur». Une autre donne qui renvoi à d’autres interrogations que les pandores tenteront de répondre.

En attendant, le corps sans vie du contrôleur Cheikhou Sakho a été admis à  la morgue de l’hôpital A. Le Dantec aux fins d’autopsie. Une expertise qui permettra certainement de répondre à la question de savoir si l’arme retrouvée est celle du crime ou non. De se faire une idée sur le calibre de la balle. De se faire une idée (à travers la trajectoire de la balle) de la position du meurtrier présumé… Ajoutée aux conclusions de la Police scientifique et technique à même de relever des empreintes sur l’arme en question et éventuellement dans le véhicule, permettrait à l’enquête confiée aux éléments de la réputée Section de recherches de Colobane, de lever toutes équivoques sur ce nébuleux homicide.

Abdoulaye DIÉDHIOU

& El H. Alassane HANNE

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