Koffi Olomidé : « Je subis l’injustice d’être une superstar black congolaise »

KOFFI OLOMIDELe chanteur congolais Antoine Agbepa Mumba dit Koffi Olomide|©DR

Koffi Olomidé accusé en France de viols et séquestrations sur des danseuses et sous le coup d’un mandat d’arrêt international balaie du revers de mains les allégations de ses danseuses. Dans une interview accordée au journal français Le Monde, Koffi est également revenu sur l’incident de l’aéroport de Nairobi. Il indique que son coup de pied n’a jamais atteint la danseuse.

La star congolaise dont le nom est associé à la violence contre les femmes explique qu’il n’est pas un surhomme et s’était emporté. « Je le regrette. Mais je n’ai pas voulu la frapper. J’ai simplement voulu lui faire peur. D’ailleurs, mon coup de pied n’a jamais atteint la danseuse. Les policiers présents sur place l’ont bien vu et ne m’ont pas interpellé. C’est une fois que la vidéo a été postée sur internet que le buzz a éclaté. Des ONG de défense des droits de la femme au Kenya ont demandé à ce que je sois interpellé, sans doute sous le coup de l’émotion », a-t-il relaté.

Olomidé n’a pas apprécié le fait que sa danseuse ait piqué des choses dans l’avion Kenya Airways, notamment des couvertures, des coussins… Un comportement qui a suscité la plainte des membres du personnel de l’avion.

« J’ai donc exigé de mes danseuses qu’elles remettent ce qu’elles avaient volé à l’équipage. L’une d’entre elles a refusé et a commencé à brailler, à dire n’importe quoi. Je redoutais que les journalistes qui nous attendaient l’apprennent et l’écrivent. L’honneur de la femme congolaise aurait été terni. Mon image aurait aussi été salie dans ce pays où je suis adulé. C’est pour ces raisons que je me suis emporté et que j’ai fait ce geste », a expliqué l’artiste.

Reconnaissant qu’il aurait dû garder son calme, Koffi Olomidé estime que l’affaire a été montée de toutes pièces par mes détracteurs, les « Koffiphobes », qui s’en sont donnés à cœur joie.

Et la danseuse en question ? L’artiste indique l’avoir gardée dans sa troupe. Il précise qu’elle n’a pas porté plainte et que son incarcération était une erreur judiciaire. Revenant sur les accusations de viol et le mandat d’arrêt international émis en 2009 contre lui en France, Koffi nie tout en bloc.

« Mon public est féminin, ne l’oubliez pas. Je n’ai jamais violé qui que ce soit, je n’ai jamais séquestré. Si je ne viens pas en France, c’est que j’ai peur d’aller en prison. Je suis un père de famille. Et je vous le dis : ces quatre danseuses ont inventé ces histoires pour obtenir les papiers et rester en France », a-t-il dit.

Koffi Olomidé dit subir l’injustice d’être une superstar black congolaise. « Et la justice française s’en prend à moi sur la simple foi de ces témoignages. Ce n’est pas sérieux. Elles sont restées vivre en France, ne sont plus danseuses et ont eu ce qu’elles voulaient », dit-il.

Ce ne sont pas les danseuses mais les enquêteurs français qui signalent que «les portes et surtout les fenêtres étaient munies de verrous de nature à les empêcher de quitter les lieux ».

Ces dernières années, Koffi Olomidé occupe l’espace médiatique pour ses tubes et sa brutalité. En 2012, Il aurait frappé son producteur à Kinshasa, ce qui lui a valu une condamnation à trois mois de prison avec sursis.

Là encore, Koffi ne reconnait pas cette accusation. « Je n’ai jamais frappé personne », avance-t-il ajoutant que le producteur lui devait de l’argent et qu’il avait simplement voulu lui faire peur.

« Pensez ce que vous voulez, moi, je sais que je n’ai pas frappé, que je n’ai pas violé, que je n’ai pas séquestré. Je ne suis pas un violent. J’aime m’amuser, jouer de la guitare, faire des parties de scrabble avec mes amis et chanter. Et je n’arrêterai pas », précise la star congolaise.

L’artiste prépare un grand concert au Stade Vélodrome de Kinshasa le 13 août et un autre, le lendemain, où les femmes sont conviées gratuitement.

« Si la justice française revient à la raison et est disposée à m’entendre, elle finira par me relaxer, et je remplirai alors le Stade de France. Ce que je vous dis est la vérité et faites une page ou deux dans le journal Le Monde. Je vous paierai le prix si vous voulez », conclut Koffi Olomidé.

© OEIL D’AFRIQUE

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